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L’avenir de l'espace Schengen en question

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L’avenir de l'espace Schengen en question
Tous droits réservés  Daniel Cole/AP
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Alors que les cas de contamination de coronavirus progressent en Europe, les frontières entre les 27 commencent à se refermer. Ce mois de septembre pourrait ressembler au mois de mars où chaque Etat membre s'est replié sur lui-même malgré les appels des institutions européennes.

L'Allemagne, qui assure la présidence semestrielle de l'UE, veut empêcher la répétition de ce schéma et souhaite préserver l'espace Schengen, la zone de libre circulation des personnes en Europe. Mais certaines capitales ont déjà fait leur choix. Depuis mardi la Hongrie interdit l'accès à son territoire aux ressortissants étrangers. Le Danemark limite les entrées en fonction du taux d'infection. De son côté la Finlande a réintroduit des contrôles en provenance de certains pays comme la France ou l'Espagne.

A cela s'ajoute le manque de coordination sur les règles concernant les quarantaines et les tests. Chaque pays membre dispose de ses propres exigences.

Politiquement ce positionnement apparait difficile pour une Union européenne construite sur la libre de circulation des personnes. Les gouvernements semblent donc vouloir agir une nouvelle fois selon leurs intérêts.

Ces annonces ne sont pas les premiers coups de griffe portés à l’espace Schengen, rappelle Sergio Carrera, chercheur au Centre for European Policy Studies (CEPS). Si la possibilité de réintroduire des contrôles aux frontières intérieures existe, il souligne que les capitales "doivent apporter des preuves, des tests de proportionnalité".

Au Parlement européen plusieurs voix réclament une réponse coordonnée et de la clarté. Il est important "pour voyager, pour faire des affaires qu'il y ait de la prévisibilité, des informations et nous devons nous en assurer", insiste l’eurodéputée Eva Maydell (PPE). Son collègue social-démocrate, Brando Benefei, réclame pour les institutions de l’UE plus de compétence "en matière de santé publique d'urgence".

La présidence allemande prend la question à bras le corps et signale ainsi l'importance de ce dossier. Reste à savoir si cette réaction n'est pas trop tardive.