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Joe Biden auprès de la famille Blake à Kenosha, une visite aux antipodes de celle de Donald Trump

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Joe Biden auprès de la famille Blake à Kenosha, une visite aux antipodes de celle de Donald Trump
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Joe Biden versus Donald Trump, les adversaires de la course à la Maison Blanche sont aux antipodes, pour preuve, s'il en fallait une autre, la visite de Kenosha dans le Wisconsin.

Quand Trump l'a totalement ignorée, Joe Biden, lui, s'est entretenu avec la famille Blake, et Jacob Blake lui-même. L'afro-américain de 29 ans est toujours paralysé depuis qu'il a reçu 7 balles dans le dos à bout portant devant ses enfants, par un policier blanc après une altercation le 23 août dernier.

Joe Biden s'est ensuite rendu à l'église luthérienne Grace où il a rencontré des dirigeants de la communauté religieuse de la famille. Et c'est à cette occasion que l'ancien vice-président de Barack Obama a dénoncé le racisme systémique du pays.

"Nous en arrivons enfin au point où nous allons nous attaquer au péché originel de ce pays, vieux de 400 ans... l'esclavage et tous ses vestiges", a-t-il déclaré.

Il a promis, à défaut de pouvoir mettre fin au racisme, que les choses s'amélioreraient sous son mandat.

Biden a aussi défendu les policiers pour leur bravoure et leur service public et promis des réformes pour améliorer leur quotidien. Il s'est posé en rassembleur, prônant l'unité après des jours de protestations raciales qui ont culminé avec la mort de deux manifestants abattus par un jeune blanc de 17 ans inculpé de meurtres avec préméditation. Des actes qu'a refusé de condamner Donald Trump.

Biden ne veut pas "casser la police", contrairement à ce que prétend Trump. Mais il propose que les forces locales acceptent que certaines bonnes pratiques soient conditionnées à l'octroi des subventions fédérales. Il veut également dépenser davantage pour d'autres organismes publics, tels que les services de santé mentale, afin d'alléger les problèmes sociaux que la police doit traiter par défaut.

La plupart des policiers sont des "personnes décentes", a déclaré Biden à Kenosha, mais il a ajouté que "toute organisation" a "de mauvaises personnes". Tout ceci, a-t-il dit, donne au pays "une chance de changer les choses, et nous le pouvons".

A deux mois de l'élection présidentielle du 3 novembre, Joe Biden, 77 ans ouvre avec ce voyage une nouvelle phase, plus active, de sa campagne.

Alors que le candidat démocrate était resté pendant des semaines confiné chez lui à Wilmington, dans le Delaware, puis avait limité ses déplacements de campagne à la région, pour, disait-il, limiter les risques de propagation du Covid-19, son rival Donald Trump, 74 ans, sillonnait les Etats-Unis.

Le Wisconsin est un État crucial pour la prochaine élection présidentielle. Il a été démocrate pendant plus de 20 ans, jusqu'à ce que Donald Trump batte Hillary Clinton en 2016.

Avec cette visite, Joe Biden a peut-être marqué des points face au discours sans aucune empathie du président Trump.