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Covid-19 : un vaccin testé en Espagne

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Covid-19 : un vaccin testé en Espagne
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L'Espagne passe à la vitesse supérieure dans la course au vaccin contre le Covid-19. Le pays est aujourd'hui le plus touché d'Europe par la pandémie, avec plus de 500 000 cas.

Pour la première fois, un vaccin candidat de Johnson & Johnson sera testé dans cet hôpital de Madrid sur des volontaires dès la semaine prochaine.

"Il y a plusieurs types de motivation", indique Alberto Borobia, coordinateur de recherche au sein de l'hôpital de La Paz, à Madrid, "mais de nombreux volontaires ont plus de 65 ans, ou présentent un profil à risque, et ont décidé de participer à ces essais pour se faire vacciner le plus vite possible pour se protéger à l'approche de l'hiver".

Ces essais cliniques de phase 2 porteront sur 190 volontaires en Espagne, après une première phase menée avec succès aux Etats-Unis et en Belgique. Mais les résultats ne seront pas connus avant l'année prochaine.

"Le fait que l'on dispose de données relatives à la population de notre pays va être très important en termes d'analyse", poursuit-il, "pour prouver l'efficacité du vaccin et connaître les interactions".

"Près de 140 vaccins candidats contre le Covid-19 sont en cours d'élaboration dans le monde", explique Jaime Velazquez, reporter à Euronews. "Une trentaine d'entre eux ont été testés sur des êtres humains mais selon les chercheurs, seuls une dizaine devraient se montrer efficaces. D'habitude, il faut des années pour développer un vaccin sûr, mais cette fois, certains pourraient être disponibles dès l'année prochaine."

Un vaccin candidat est actuellement développé par Astrazeneca : des essais cliniques sont en cours à Oxford, au Royaume-Uni. Madrid a déjà commandé 30 millions de doses de cet autre vaccin, qui pourrait être commercialisé en décembre si les études s'avèrent concluantes.

Joan Pons s'est porté volontaire pour participer aux essais cliniques. Cet infirmier en soins intensifs a vu de près la maladie, après s'est retrouvé en première ligne, comme de nombreux autres professionnels, au printemps dernier.

"Dans des cas tout à fait exceptionnels, le vaccin peut conduire à un choc anaphylactique", affirme Joan Pons, infirmier et volontaire dans le cadre de l'essai clinique du vaccin. "Mon sang n'a fait qu'un tour quand j'ai signé en lisant cela, mais a-t-on vraiment une alternative ? Sans volontaires, pas de vaccin. Et sans vaccin, le virus continuera de circuler parmi nous. Et je me suis dit : "ça ne peut pas se passer comme ça, on doit en finir avec le coronavirus d'une manière ou d'une autre"".

La pandémie a fait au moins 889 000 morts dans le monde. Et c'est en Inde, au Brésil et aux Etats-Unis que le nombre de nouveaux décès restait le plus important à ce jour.