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Turquie : Emmanuel Macron veut "restaurer le dialogue" mais précise ses exigences

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Emmanuel Macron à Porticcio, Corse.
Emmanuel Macron à Porticcio, Corse.   -   Tous droits réservés  Ludovic Marin/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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Emmanuel Macron s'est exprimé à l'issue du sommet Euromed, qui se tenait ce jeudi en Corse, dans la ville de Porticcio, et qui a réuni sept Etats membres du pourtour méditerranéen.

Le président français, qui avait précédemment appelé à une réponse "plus unie et plus claire" de l'Europe face à la Turquie, est revenue sur la situation particulièrement tendue en Méditerranée Orientale. Il a souligné la nécessité de faire respecter la "souveraineté européenne" et de "favoriser la désescalade".

Les relations avec Ankara ont été au centre des discussions qui ont réuni les dirigeants italien, espagnol, grec, portugais, chypriote et maltais, en amont du sommet européen consacré à ce dossier les 24 et 25 septembre prochains.

Récemment, la Turquie a réaffirmé ses ambitions stratégiques en Méditerranée, en particulier sa volonté d'exploiter des gisements d'hydrocarbures dans une zone maritime, dont Athènes revendique la souveraineté. Le 10 août dernier, Ankara avait déployé son bâtiment sismique Oruç Reis en Méditerranée Orientale, une zone que se disputent la Turquie et la Grèce, et où d'importants gisements gaziers ont été découverts au cours de ces dernières années.

Ce jeudi, Emmanuel Macron a dénoncé les "provocations unilatérales" et les "forages illégaux" d'Ankara, tout en assurant vouloir "réengager un dialogue responsable" et "de bonne foi avec les dirigeants turcs.

Le chef de l'Etat français a réitéré sa "solidarité" à l'égard de la Grèce et de Chypre, dans cet épineux dossier de revendications territoriales. Mais il dit vouloir "retrouver un équilibre dans toute la région", et restaurer des "relations normales" avec Ankara. Un retour à la normal subordonné à des "exigences" : Paris demande la "fin des actions unilatérales" menées par les autorités turques et le "respect de la souveraineté européenne", mais aussi le "respect de l'embargo sur les armes" pour l'ensemble des acteurs en Libye.

Le locataire de l'Elysée, précisant que la position des partenaires méditerranéens dans le dossier turc ferait l'objet d'une déclaration commune, a exprimé sa "volonté de désescalade", "sans faiblesse coupable" ni "abandon de souveraineté.

Le mois dernier, la France avait apporté son soutien aux forces grecques et chypriotes, en envoyant des avions de combats et des navires lors de manoeuvres militaires conjointes en Méditerranée orientale, après le déploiement du bâtiment sismique turc Oruç Reis dans cette zone que se disputent Ankara et Athènes, et où d'importants gisements gaziers ont été découverts au cours de ces dernières années.

Cette crise couve depuis plusieurs années, mais ces derniers mois, la Turquie et la Grèce ont tenté de faire valoir leurs revendications, en augmentant la pression internationale.