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Tête-à-tête entre Poutine et Loukachenko à Sotchi

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Tête-à-tête entre Poutine et Loukachenko à Sotchi
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Alexandre Loukachenko est venu à Sotchi, en Russie, afficher le soutien de Vladimir Poutine.

Le président du Bélarus a rencontré le chef du Kremlin ce lundi au lendemain d'une nouvelle journée de manifestations massives contre lui à Minsk. C'est sa première rencontre avec son homologue russe depuis sa réélection controversée début août.

"Nous sommes convaincus que les Biélorusses doivent résoudre cette situation entre eux, par un dialogue calme, et parvenir à une décision commune sur la marche à suivre sans aucune incitation ni pression de l'étranger" a dit Vladimir Poutine s'adressant à son homologue. "Nous sommes au courant de votre suggestion de commencer à travailler sur la Constitution. Je pense que cela est logique et opportun", a-t-il ajouté.

Pas de conférence de presse

Pas de conférence de presse, ni de document signé, mais une promesse financière de Moscou pour favoriser l'"intégration" des deux pays : autrement dit l'intégration du Bélarus à la Russie, un projet voulu depuis longtemps par Vladimir Poutine. Ce dernier s'est engagé à accorder un prêt d'Etat d'1,3 milliards d'euros au Bélarus.

" Vous avez agi de manière très honorable et décente, c'est pourquoi je vous remercie en personne et je remercie les Russes en général, ceux qui étaient prêts à nous soutenir pendant cette période post-électorale", a-t-il Alexandre Loukachenko.

Malgré les arrestations massives et la répression féroce, le mouvement de contestation ne montre pas de signes d'essouflement dans la rue. Ce dimanche, ils étaient encore des dizaines de milliers à braver les forces de l'ordre dans la capitale du Bélarus.

l'ONU veut une enquête sur les allégations de tortures

Dans le même temps, à Genève, le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU s'est prononcé pour la tenue d'une réunion d'urgence vendredi sur la situation dans le pays.

Les Nations Unies demandent aussi une enquête sur les "allégations de tortures et autres formes de mauvais traitements infligés par les forces de sécurité". "Compte tenu de leur ampleur et de leur nombre (...), elles devraient être documentées et faire l'objet d'une enquête, afin de traduire les auteurs en justice", a déclaré la Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Michele Bachelet.