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La compagnie Lufthansa se prépare à prendre des mesures plus drastiques que prévues

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La compagnie Lufthansa se prépare à prendre des mesures plus drastiques que prévues
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En l'absence de reprise soutenue du trafic aérien, la compagnie Lufthansa se prépare à réduire la voilure de manière plus radicale que prévue. Lors d'une réunion virtuelle avec ses employés, le PDG du groupe aérien Carsten Spohr a déclaré que l'entreprise devait ajuster ses plans, bien qu'aucune décision concrète n'ait encore été prise.

22 000 emplois supprimés dans le monde

"Les règles de mise en quarantaine aux quatre coins du monde ont eu un effet catastrophique sur les ventes de billets d'avion. Pour le mois d'octobre, les réservations se situent à moins de 10 % de ce qu'elles étaient il y a un an", a-t-il déclaré.

Jusqu'à présent, le groupe Lufthansa a annoncé son intention de supprimer 22 000 emplois dans le monde et de réduire sa flotte de 100 appareils pour la ramener à 660.

L'entreprise a convenu avec le syndicat des hôtesses de l'air Ufo de ne pas procéder à des licenciements forcés en Allemagne, mais si la situation s'aggrave et que la demande reste très faible, elle pourrait être obligée de le faire.

Début juin, Lufthansa avait pu bénéficier d'une recapitalisation de l'ordre de 9 milliards d'euros par l'Etat allemand. Aujourd'hui, la compagnie estime qu'un retour à la normale du trafic aérien ne se fera qu'au milieu de la décennie.

British Airways, contrainte de prendre des mesures drastiques

British Airways est contrainte de prendre toutes les mesures possibles pour traverser l’hiver, la peur de voler pendant la pandémie de coronavirus ayant détruit tout espoir d’un retour rapide à la normale, a déclaré mercredi le directeur général de la compagnie britannique.

Devant une commission parlementaire, Alex Cruz a déclaré que le transporteur aérien ne fonctionnait plus qu’à 25-30% de ses capacités, ce qui l’a obligé à supprimer des milliers d’emplois.

C’est la pire crise que British Airways a traversée en 100 ans d’histoire”, a-t-il ajouté. “Nous luttons toujours pour notre propre survie.

Fortement critiquée par les responsables politiques et les syndicats pour avoir licencié 13 000 personnes et renégocié les contrats d’un grand nombre de ses employés, British Airways a affirmé qu’elle n’avait pas le choix alors qu’elle consomme 20 millions de livres (22 millions d’euros) par jour.

Un projet visant à licencier, puis réembaucher des employés avec des salaires revus drastiquement à la baisse avait aussi été vivement critiqué par les syndicats et une partie de la classe politique britannique. D'après le patron de la compagnie, ce plan n'est pas à l'ordre du jour.