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France : des milliers de manifestants dénoncent les suppressions d'emplois liées au Covid-19

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Rentrée syndicale à Paris le 17 septembre 2020
Rentrée syndicale à Paris le 17 septembre 2020   -   Tous droits réservés  Christophe Archambault / AFP
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Une partie des syndicats appelaient à manifester ce jeudi en France pour une rentrée marquée par la crise sanitaire et ses conséquences sur l'emploi. Des cortèges se sont réunis à Paris, Nantes, Rennes, Bordeaux ou Marseille.

Masqués, mais pas silencieux pour autant. Une partie des syndicats ont fait du bruit ce jeudi pour leur rentrée, avec des cortèges sous escorte policière un peu partout en France, comme à Paris, Nantes, Rennes, Bordeaux, ou comme à Marseille.

Dans la capitale, ils étaient environ 10 000, soit plus que la limite des 5 000 personnes autorisées. Alors que les plans sociaux et restructurations se multiplient, les manifestants se mobilisent contre les suppressions d'emplois.

"La crise sanitaire a bon dos"

De l'enseigne d'ameublement Alinéa en passant par Nokia, ou encore Auchan, près de 400 plans de sauvegarde de l'emploi ont été recensés depuis le mois de mars, soit une hausse de 60% par rapport à l'année précédente. Mais pour le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, présent dans le cortège, "la crise sanitaire a bon dos".

"A Auchan, ils n'ont pas arrêté de travailler pendant le confinement, et là ils virent 1 500 personnes. Sur la question des salaires, vous avez vu comme nous ceux qui continuaient à travailler pendant le confinement. Monsieur Macron a même dit : "il faut qu'ils soient reconnus au niveau salaire". Est-ce que le salaire des aides à domicile a augmenté depuis le mois de février? Non", a souligné le leader syndical.

En plus des hausses de salaire, la CGT réclame aussi l'abandon "définitif" des réformes des retraites et de l'assurance chômage. La centrale syndicale demande aussi que la réduction du temps de travail liée à la crise se fasse "sans perte de salaire".

L'interdiction de rassemblement de plus de 5 000 personnes reste en vigueur pour éviter la propagation du virus mais les autorités ont jusqu'à présent fermé les yeux sur les dépassements. Des préavis de grève avaient été déposés à la SNCF et RATP mais le trafic est resté globalement normal.

Une mobilisation plus faible qu'à l’accoutumée, sans doute à cause de la crise sanitaire et des restrictions, analyse Benoît Teste, secrétaire général du syndicat FSU : "Tout le monde a un peu la tête dans le guidon aujourd'hui, le nez dans les préoccupations locales et c'est bien normal. Les gens nous disent : on comprend vos revendications, on les partage, mais la grève, la manifestation, pour nous, en ce moment, c'est trop compliqué parce qu'effectivement on en a jusque-là de la situation sanitaire".