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Chute de cheveux contre pollution marine

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Capture d'écran d'une vidéo AFP
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Vous ne vous êtes peut-être jamais posé la question : que deviennent les cheveux coupés chez le coiffeur ? La plupart du temps, ils finissent à la poubelle.

Mais Thierry Gras, coiffeur installé à St-Zacharie près de Marseille, a eu une idée.

Il s'est souvenu que lors de la marée noire de l'Amoco Cadiz en 1978, les Bretons avaient utiliser des cheveux pour absorber le pétrole qui se déversait sur les côtes.

C’est une des qualités du cheveu, il est lipophile, donc il absorbe les hydrocarbures, c’est-à-dire que les hydrocarbures se collent dessus. On peut donc les laver, ça ne rentre pas à l’intérieur.
Thierry Gras
Fondateur de l'association "Coiffeurs justes"

Aujourd'hui, avec son ONG "Coiffeurs justes", il a mis en place une petite filière de recyclage.

L’idée des "Coiffeurs justes", c’est qu’on peut dépolluer en cas de grave accident comme c’est arrivé pour le Wakashio (en août 2020 au large de l’île Maurice), mais l’idée c’est aussi de dépolluer de manière récurrente toutes les petites pollutions.
Thierry Gras
Fondateur de l'association "Coiffeurs justes"

C'est dans une petite structure de réinsertion que l'on confectionne les boudins dé-polluants. On remplit des bas en nylon avec les cheveux récoltés.

Les boudins sont actuellement testés dans le port de Cavalaire-sur-mer, sur la Côte d'Azur.

Le maire de la commune est très enthousiaste.

L’idée serait de faire le tour du port puisque les eaux de ruissellement quand il pleut viennent tomber dans le port, elles viennent laver les sols et récupèrent encore vraisemblablement - et on en est sûr - des hydrocarbures. Donc l’idée, c’est de faire l’ensemble du port. Et surtout, on souhaite aussi convaincre d’autres ports que c'est utile !
Philippe Leonelli
Maire de Cavalaire-sur-mer

Plusieurs ports fluviaux et maritimes ont déjà fait part de leur intérêt pour ce système de dépollution, écologique et solidaire.