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Suisse : l'accord de libre circulation avec l'UE soumis à votation

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Suisse : l'accord de libre circulation avec l'UE soumis à votation
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Les Suisses se prononcent dimanche sur une proposition d'abrogation de l'accord de de libre circulation avec l'Union européenne, à l'initiative des populistes de l'UDC.

L'accord de libre circulation entre l'Union européenne et la Suisse va t-il être remis en cause ? Les Suisses en décideront dimanche lors d'une votation, autrement dit un référendum. L'initiative vient des populistes de l'UDC, premier parti du pays.

Au nom de "l'immigration choisie", ils souhaitent pouvoir limiter le nombre d'Européens pouvant vivre et travailler en Suisse. Certains évoquent déjà un "Brexit suisse". Du côté de l'UDC, on dédramatise.

"Le Royaume-Uni est membre de l'Union européenne, donc il s'agit d'un divorce. Nous sommes juste dans une relation amicale que nous voulons réorganiser, de manière légèrement différente", temporise le conseiller UDC genevois Yves Nidegger.

Vers un "Brexit suisse" ?

La proposition a toutefois peu de chance d'aboutir. L'UDC a fait cavalier seul lors de sa campagne et de nombreuses voix ont rappelé l'importance économique des liens avec l'UE, comme le souligne Michel Matter, conseiller national du parti des Verts libéraux.

"Pour l'économie suisse, c'est fondamental. Le partenaire numéro un loin devant les autres, c'est l'Union européenne. Donc on doit continuer à avoir ce lien, ce lien qui est fort, historique, géographique. La Suisse est au coeur de l'Europe", souligne-t-il.

Les sondages défavorables à l'UDC

L'Accord sur la libre-circulation des personnes (ALCP) a été signé en 1999 avec l'Union européenne. Mais il y a six ans, les relations s'étaient déjà tendues entre Berne et Bruxelles. Les Suisses avaient approuvé à une très courte majorité une première initiative de l'UDC réintroduisant des quotas de migrants y compris pour les Européens.

La Suisse compte quelque 330 000 travailleurs frontaliers originaires des pays de l’UE, dont beaucoup sont des personnels de santé qui ont joué un rôle central dans la pandémie.

Environ 1,4 million de citoyens de l'UE vivent en Suisse, tandis que quelque 500 000 Suisses vivent dans des pays de l'Union européenne.

Les sondages prédisent un rejet de l'initiative avec près de 65%.