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Covid-19, météo maussade, spectateurs limités : Roland-Garros démarre avec le blues

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Roland-Garros démarre ce dimanche
Roland-Garros démarre ce dimanche   -   Tous droits réservés  MARTIN BUREAU/AFP or licensors
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Repoussé à cause du coronavirus au printemps dernier, Roland-Garros a finalement lancé dimanche son édition 2020 exceptionnellement automnale, entre restrictions liées au Covid-19 et météo maussade.

La grisaille automnale au lieu du printemps, des gradins quasi vides au lieu d'un parterre de stars... Roland Garros a le blues cette année. Le tournoi a finalement démarré ce dimanche après avoir été reporté à cause du coronavirus.

Et c'est sous un toit fermé au-dessus du court central – une première – que le Belge David Goffin et le jeune Italien Jannick Sinner ont donné le coup d'envoi de cette édition si particulière. Mais le vent et les températures fraîches viennent se rajouter au protocole sanitaire déjà drastique.

Résultat : pression côté joueurs. Sur le court Suzanne-Lenglen, la récente finaliste de l'US Open Victoria Azarenka a entamé son match du premier tour habillée d'un legging noir sous son short rose et d'une veste de survêtement bariolée pour se protéger du froid – onze degrés affichés au thermomètre – et du temps pluvieux et venteux. Et la Bélarusse a poussé l'arbitre à interrompre la partie après trois jeux seulement face aux conditions météo capricieuses.

"Les conditions sont probablement les plus difficiles que j'ai jamais connues à Roland-Garros", résume Rafael Nadal, sacré douze fois sur la terre battue parisienne. "A neuf degrés, le corps souffre un peu. C'est une situation extrême pour jouer en extérieur", s'inquiète-t-il.

Protocole sanitaire strict

Pour organiser le tournoi malgré tout, Roland-Garros a mis en place un protocole sanitaire strict pour joueurs et joueuses, ainsi que pour leur entourage, réduit en l'occurrence.

Il y a d'abord le couperet répété des tests PCR, les deux premiers en l'espace de 48h à l'arrivée à Paris et les suivants tous les cinq jours. Des dépistages qui ont provoqué des incompréhensions et des critiques avant même le lancement du tournoi, après les résultats positifs d'entraîneurs ou de joueurs affirmant avoir été contaminés auparavant et avoir des anticorps.

Il y a aussi l'obligation stricte de loger dans un des deux hôtels qui leur sont réservés en quasi exclusivité. Plus celle de ne pas en sortir, au risque de se voir retirer son accréditation, sauf pour se rendre au stade – uniquement ses jours de match – et à l'entraînement, ou pour impératif médical.

Ambiance morose

Ambiance également un peu morose côté spectateurs. "C'est vrai qu'on vient aussi pour l'ambiance et je pense que cette fois, il va en manquer", concède Françoise, une spectactrice.

En matière de fréquentation, les ambitions du tournoi ont été revues à la baisse. Seuls 1 000 spectateurs seront accueillis chaque jour sur l'ensemble des 16 courts, ce qui représente 12 hectares. Loin des 11 500 spectateurs que les organisateurs souhaitaient accueillir il y a encore trois semaines et à des années-lumière du demi-million de visiteurs reçus au cours de l'édition 2019.

Conséquence : "ce sont des dizaines de millions (d'euros) qui sont partis en fumée", estime Stéphane Morel, le directeur général adjoint du pôle marketing et développement économique de la FFT.