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Tester les vaccins contre le coronavirus : et pourquoi pas vous ?

Lancement de la campagne de volontariat
Lancement de la campagne de volontariat   -   Tous droits réservés  Source INSERM
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Vous avez plus de 18 ans et vous souhaitez participer à l'effort scientifique pour barrer la route au Covid-19 ? L'Inserm a pensé à vous : les inscriptions sont ouvertes depuis ce jeudi pour être volontaire pour tester les futurs vaccins. Selon l'institut de recherche français, une trentaine de candidats vaccins sont au stade des évaluations cliniques, dont certains en phase 3 pour démontrer leur capacité à protéger de l’infection.

24 CHU vont participer à l'opération, la première de mise en place d'essais cliniques de grande ampleur.

Pour se porter volontaire, il faut se préinscrire sur le site www.covireivac.fr et remplir un premier questionnaire de santé. Le volontaire sera ensuite contacté en fonction des besoins des différents protocoles de recherche (âge, conditions préexistantes, localisation géographique). Il pourra alors confirmer son accord pour participer à l’essai spécifique pour lequel il aura été appelé ou bien choisir d’y renoncer. Il est également possible qu’il ne soit jamais appelé.

Selon l'Inserm, "les essais cliniques de grande ampleur envisagés en France sont de deux types. D’une part, des essais de phase 2, visant à étudier finement la capacité des vaccins à produire une réponse immunitaire (immunogénicité) sur des personnes âgées, dont le système immunitaire est généralement affaibli alors même qu’elles sont les plus à risque de développer des formes graves de la maladie".

D’autre part, des essais de phase 3, pour étudier l’efficacité et la sécurité à grande échelle des candidats vaccins prometteurs, en fonction de l’intensité de la circulation du virus en France dans les prochains mois, sont également prévus.

Ces essais cliniques pourraient démarrer entre octobre et la fin de l’année, selon l’évolution de l’épidémie et des discussions en cours avec les industriels."

Indemnité ?

En ce qui concerne une éventuelle indemnité, il est précisé qu'elle ne sera pas systématique et qu'elle est interdite pour les personnes vulnérables pour des questions éthiques. Selon le ministère de la Santé, en aucun cas la participation à des essais cliniques n’a vocation à devenir un « mode de rémunération ».

Un dispositif spécifique de surveillance de ces "cobayes du Covid" doit être mis en place en lien avec des médecins généralistes et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

Puis, à l'issue de ces tests, les vaccins les plus prometteurs seront sélectionnés par un comité scientifique.