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Le budget de l’UE au centre des tractations institutionnelles

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Le budget de l’UE au centre des tractations institutionnelles
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C'est une rude bataille que se livrent les institutions européennes sur l'avenir de l'Europe post-coronavirus. Un fonds de relance de l'économie historique est sur la table. Mais ce projet est pris en otage par de difficiles négociations entre le Parlement européen et les Etats membres sur le budget à long terme de l'UE.

Au mois de juillet après un sommet marathon, les chefs d'Etats et de gouvernement se sont finalement entendus sur une enveloppe et sur la façon d'employer cet argent.

L'ensemble de la stratégie rassemble 1 800 milliards d'euros, dont 750 milliards pour le programme de relance Next Generation EU. La différence, soit un peu plus de 1 000 milliards d'euros, relève du budget européen sur 7 ans, appelé aussi cadre financier pluriannuel.

Le Parlement européen regrette que cette stratégie se concentre principalement sur la reprise au détriment de 15 programmes essentiels comme la transition écologique, l'innovation, l'éducation ou Erasmus+. Les eurodéputés veulent donc augmenter de 39 milliards d'euros le budget de l'Union. "Nous devons savoir dans quelle mesure le Conseil compte s'arcbouter sur sa proposition du mois de juillet au lieu de s'engager dans une posture plus européenne", explique l’eurodéputé Jonas Fernandez (S&D). Mais les gouvernements sont réticents à mettre plus d'argent sur la table.

La pression sur les valeurs de l’UE

Une autre pierre d'achoppement concerne l'Etat de droit. Les eurodéputés veulent que le versement de l'aide européenne soit conditionné au respect des valeurs de l'Union. La Hongrie et la Pologne, pointées du doigt par les institutions européennes sur cette question, menacent de bloquer la ratification du plan de relance.

Le budget doit être approuvé le plus rapidement possible car le prochain cadre financier pluriannuel commence l'année prochaine. Un échec des discussions entrainerait alors le blocage de plusieurs programmes européens.