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Bélarus : des dizaines de milliers de manifestants malgré la menace de tirs à balles réelles

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Bélarus : des dizaines de milliers de manifestants malgré la menace de tirs à balles réelles
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Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues au Bélarus dimanche contre le président Alexandre Loukachenko, malgré la menace de tirs à balles réelles de la police, qui a interpellé une centaine de personnes.

Les Bélarusses se sont une nouvelle fois mobilisés en masse ce dimanche, contre le président Alexandre Loukachenko. Ils étaient plusieurs dizaines de milliers à défiler dans les rues de la capitale Minsk, et ce, malgré les menaces du ministère de l'intérieur, qui a annoncé que la police n'hésiterait plus désormais à recourir aux tirs à balles réelles, "si nécessaire".

Si aucun coup de feu n'a été recensé, près de 100 personnes auraient été arrêtés, selon la porte-parole du ministère de l'Intérieur.

"Nous ne pouvons plus reculer. S'ils commencent à tirer, alors il y aura encore plus de gens dans les rues", a déclaré Angela Krassovskaïa, l'une des manifestantes.

Une autre manifestante, Maria Petrovitch, a estimé que "le niveau des violences perpétrées par les autorités est sans précédent". Elle s'est dite prête à continuer jusqu'au départ d'Alexandre Loukachenko.

Cette manifestation est la première depuis l'ultimatum fixé par l'opposante en exil, Svetlana Tikhanovskaïa. Elle a donné au président Loukachenko jusqu'au 25 octobre pour se retirer, sans quoi elle appellera à la grève générale. Mais le chef d'état, au pouvoir depuis 26 ans, n'a montré aucune intention de se plier aux revendications de ses détracteurs.

Tikhanovskaïa, prix Nobel de la Paix 2021 ?

Dans son ultimatum, l'opposante Svetlana Tikhanovskaïa a, outre la démission de M. Loukachenko, réclamé la fin des pressions policières et la libération de tous les "prisonniers politiques".

Dans un autre message diffusé dimanche, elle a appelé ses concitoyens à "continuer d'exprimer nos revendications de manière pacifique et résolue". "Nous ne nous arrêterons que lorsque chaque prisonnier politique aura été libéré, que les forces de sécurité auront commencé à protéger leur peuple, et que la loi et des élections honnêtes seront de retour au Bélarus".

Si M. Loukachenko jouit du soutien de Moscou, il est sous le coup d'une menace de sanctions de l'Union européenne, qui a rejeté les résultats de l'élection du 9 août et qui a déjà sanctionné 40 responsables du régime, dont le ministre de l'Intérieur et son adjoint.

Les trois dirigeantes de l'opposition, Svetlana Tikhanovskaïa, Maria Kolesnikova et Veronika Tsepkalo ont, elles, été proposées pour le prix Nobel de la Paix 2021 par un député norvégien "pour leur courage fantastique" et "leur combat pour des élections honnêtes au Bélarus."