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Record de chaleur en septembre et renouveau de la biodiversité en Roumanie

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Climate Now vous présente les faits et analyses sur les bouleversements qui touchent notre planète et les efforts pour s'y adapter. Cette édition intègre l'initiative Green Tomorrow menée par euronews toute cette semaine.

D'après les données du Service Copernicus concernant le changement climatique, on a de nouveau atteint un pic le mois dernier : septembre 2020 a été le plus chaud jamais enregistré à l'échelle mondiale, avec des températures supérieures de 0,6 degrés par rapport à la moyenne de la période 1981-2010.

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Record mondial de chaleur en septembreeuronews

Chaleur historique en France, Turquie, Israël et Jordanie

Observons la carte des anomalies de température moyenne de l'air en surface pour septembre : dans toutes les zones en rose et rouge, il a fait plus chaud que la moyenne le mois dernier.

La France a connu un épisode de chaleur historique et de nouveaux records de températures pour un mois de septembre ont été battus en Turquie, Israël et Jordanie.

Il a aussi fait plus chaud que la moyenne en Arctique et dans des régions de l'Antarctique.

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De nombreuses anomalies de températures élevéesCopernicus

Tendance historique au réchauffement

Pour adopter une perspective historique, nous examinons un graphique qui nous montre l'évolution de ces anomalies de température de l'air en surface depuis 1979. Et là, la tendance au réchauffement est flagrante.

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Evolution des anomalies de température mondiale pour septembreCopernicus

Fort recul de la banquise

L'autre indicateur du changement climatique que nous examinons souvent en septembre, c'est l'extension de la banquise arctique. Car c'est l'époque de l'année où elle est la plus faible.

Cette zone près de la Sibérie a été particulièrement affectée par son recul.

Et dans l'ensemble de l'Arctique, la concentration de glace de mer a été de 40% inférieure à la moyenne le mois dernier.

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Carte des anomalies de la glace de mer arctique en septembreCopernicus

Préserver les ours et la biodiversité et réintroduire le bison en Roumanie

Dans ce contexte de bouleversements climatiques, des initiatives sont menées en Europe pour préserver les écosystèmes et les rendre plus résistants au réchauffement.

Notre journaliste Mari Jeanne Ion est allée en découvrir plusieurs dans les Carpates dans l'ouest de la Roumanie.

Un large pont recouvert d'espace naturel enjambe une autoroute. L'ouvrage a été construit pour permettre aux ours, de passer d'un habitat à un autre. Des loups, lynx, cervidés et sangliers l'empruntent également.

Cristian Remus Papp participe à plusieurs projets européens comme celui-ci qui visent à protéger les écosystèmes.

"L'histoire moderne des infrastructures durables en Roumanie commence à cet endroit," indique Cristian Remus Papp, responsable national pour la vie sauvage et le paysage à WWF Roumanie, "parce que c'est le premier pont qui a été construit dans le pays pour les grands carnivores et d'autres animaux."

L'ouvrage est particulièrement large - 80 mètres -, une dimension adaptée aux ours. "Quand le pont est assez large, l'ours va rester un petit moment sur place, observer tous les mouvements, etc. Et quand il considérera que c'est sûr, il traversera," explique Cristian Remus Papp.

Ces ponts réduisent la fragmentation des zones sauvages et donnent la possibilité aux animaux de se déplacer plus librement en évitant les humains. Grâce à ces investissements, l'écosystème gagne en résistance face aux effets du changement climatique.

Autre initiative menée sur place en faveur de la biodiversité : la réintroduction du bison sauvage d'Europe. Ce projet supervisé par Marina Drugā bénéficie à cette espèce qui a disparu du pays il y a deux cents ans, mais aussi à des centaines d'autres.

"De nombreuses études montrent qu'en introduisant un bison dans un écosystème, on crée des conditions plus favorables pour d'autres espèces telles que les loups, les ours et les lynx tout comme de nombreux invertébrés," fait remarquer la responsable du projet Bison chez WWF Roumanie. "Donc, en faisant revenir le bison, on peut augmenter de manière significative, la biodiversité présente localement," affirme-t-elle.

La biodiversité est gravement menacée par le changement climatique, mais à l'inverse, une population animale plus interconnectée et plus diverse peut contribuer à atténuer ses effets.

"On ne peut pas stopper le changement climatique - à moins d'arrêter nos activités de tous les jours, mais ce n'est pas prêt d'arriver -," renchérit son collègue Cristian Remus Papp. "Donc ce qu'on peut faire, c'est renforcer la capacité de résilience ; si on aide les écosystèmes à être suffisamment sains et matures pour au moins réduire l'impact du changement climatique, alors ce sera mieux pour nous," conclut-il.