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Trump-Biden : deux visions de la politique étrangère américaine

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Trump-Biden : deux visions de la politique étrangère américaine
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"America First". Dès le premier jour de son mandat le 20 janvier 2017, Donald Trump avait promis de durcir le ton face aux ennemis des États-Unis. Et c'est ce qu'il a notamment fait dans les tweets corrosifs qu'il a échangés avec le dirigeant nord-coréen.

Mais contre toute attente, cette rhétorique belliqueuse a ouvert la voie à un rapprochement historique. Au cours de son mandat, le président américain a rencontré Kim Jong-Un à trois reprises.

"Un lien très spécial avec la Corée du Nord"

À Singapour, en juin 2018, Donald Trump avait indiqué aux côtés du leader nord-coréen : "Je crois que toute notre relation avec la Corée du Nord et la péninsule coréenne sera dans une toute autre situation que par le passé. Nous voulons tous les deux faire quelque chose, nous allons tous les deux faire quelque chose et nous avons développé un lien très spécial," avait-il assuré.

Cette voie diplomatique ne devrait probablement pas être suivie par Joe Biden - s'il est élu - vu l'absence d'avancées concrètes au sujet du désarmement nucléaire de la Corée du Nord.

Tensions avec la Chine

En revanche, sous la présidence Trump, les relations américaines avec la Chine se sont dégradées au plus haut point, principalement en raison d'un différend commercial dont les négocations sont aujourd'hui gelées. Les tensions se sont accrues lorsque Donald Trump a imputé à Pékin, la responsabilité du nouveau coronavirus.

Son rival démocrate s'engage à maintenir la pression sur la Chine, mais dans le cadre d'une approche multilatérale impliquant les alliés de Washington.

Donald Trump, "marionnette de Poutine" ?

Mais c'est peut-être au sujet de la Russie que les deux hommes ont les positions les plus divergentes. Donald Trump a semblé réticent à critiquer le président russe, même quand les services secrets américains ont conclu que le Kremlin avait interféré dans l'élection présidentielle américaine de 2016.

De son côté, Joe Biden a indiqué qu'il adopterait une position beaucoup plus ferme à l'égard de Moscou.

Lors du premier débat télévisé qui a opposé le candidat démocrate et le président sortant le 29 septembre dernier, Joe Biden avait affirmé : "Le fait est que je me suis directement confronté à Vladimir Poutine et je lui ai clairement dit que nous n'allions pas rentrer dans son jeu. Cet homme est la marionnette de Poutine," avait-il lancé en désignant Donald Trump.

Qu'en sera-t-il des relations de Washington avec ses alliés ?

Mais il est peu probable que Joe Biden - s'il remporte l'élection - ne revienne sur l'une des actions diplomatiques marquantes de la présidence Trump : le transfert de l'ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

Pour autant, il devrait restaurer les liens des États-Unis avec leurs alliés, la plupart d'entre eux ayant été largement critiqués par Donald Trump.

Quant aux électeurs américains dans leur ensemble, la politique étrangère de leur pays est rarement une priorité pour eux lors d'une présidentielle, encore plus en pleine crise sanitaire et économique.