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Présidentielle américaine : comment le coronavirus a bouleversé la campagne

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Melania Trump, Donald Trump et Joe Biden sur le plateau à l'issu du dernier débat entre les deux candidats le 23 octobre 2020
Melania Trump, Donald Trump et Joe Biden sur le plateau à l'issu du dernier débat entre les deux candidats le 23 octobre 2020   -   Tous droits réservés  Julio Cortez, AP
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C'est un événement sans précédent qu'aucun des deux camps ne pouvait prévoir aux États-Unis : la pandémie mondiale a fait plus de 8 millions de cas et plus de 220 000 morts, elle est venue terrasser l'économie américaine et a bousculé la campagne présidentielle.

À la Maison Blanche, Donald Trump a vite été accusé de prendre trop à la légère le virus, alors qu'il semblait relativiser la gravité de l'épidémie, qu'il qualifiait au départ de "grippe". "Beaucoup de gens pensent qu'il va disparaître en avril avec la chaleur", avait affirmé le président américain.

Puis, devant la propagation à toute allure de la pandémie, Donald Trump se résout à introduire des interdictions partielles de voyage en Chine et en Europe. Mais il écarte la nécessité de porter un masque en permanence, contrairement à son rival, qui était rarement vu sans masque.

Les candidats ont également divergé sur la question du confinement. Joe Biden a plaidé pour la mise en place rapide de mesures. Craignant pour l'impact sur l'économie du pays, Donald Trump a lui résisté. Et lorsque le confinement est devenu inévitable au début du printemps, le président américain plaidait pour une réouverture rapide de l'économie.

Divisions sur la réponse à la pandémie

Joe Biden n'a quant à lui cessé de dénoncer un manque de leadership. "Nous avons perdu des vies, des entreprises, de l'argent. Et maintenant, à cause des maladresses de Donald Trump, nous pourrions perdre une partie des progrès que nous avons commencé à faire", avait-il déclaré.

Face à un Joe Biden prudent, Donald Trump a fait la promotion de certains médicaments qui ne faisaient pas l'unanimité au sein de la communauté scientifique. Et le président a même évoqué l'idée de se protéger du coronavirus avec l'aide de désinfectant.

Très vite, Donald Trump a également promis aux électeurs qu'un vaccin serait bientôt disponible. Peut-être un peu trop tôt. Et même contaminé par le coronavirus, le président n'a guère changé son approche vis-à-vis de la pandémie, faisant plutôt de son rétablissement un triomphe personnel.

Mais à ce stade, une grande partie de l'électorat s'était déjà fait une opinion sur sa gestion de crise. Au mois d'avril dernier, la popularité du locataire de la Maison-Blanche a commencé une longue chute qui vient de se stabiliser.