DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Trump ou Biden : qu'en disent les Américains et les citoyens des Pays-Bas ?

euronews_icons_loading
Trump ou Biden : qu'en disent les Américains et les citoyens des Pays-Bas ?
Tous droits réservés  Euronews
Taille du texte Aa Aa

Renee Nielsen dirige la branche néerlandaise de Republicans Abroad à La Haye. Comme les quelque 5 millions d'Américains qui vivent à l'étranger, elle doit déclarer ses revenus auprès des services fiscaux américains. Une règle qui espère-t-elle, sera abrogée par son candidat à la présidentielle.

"Avec le président Trump, on peut se faire entendre pour qu'enfin, on passe d'une imposition basée sur la citoyenneté à une imposition basée sur le lieu de résidence," affirme Renee Nielsen. "Et notre organisation a montré la voie en portant plainte et en militant au nom de tous les Américains de l'étranger," ajoute-t-elle.

Le problème de la double taxation pour les expatriés

Ce dispositif mis en place par l'administration Obama en 2010 rapporte 8,9 milliards de dollars de recettes fiscales par an. Après quatre ans de mandat Trump, il est toujours appliqué.

À Amsterdam, cette autre militante s'occupe du mouvement Democrats Abroad. Kendra Borgen dit que la présidence Trump a été difficile à supporter dans un pays libéral comme les Pays-Bas.

Pour elle aussi, les règles fiscales doivent évoluer."La double taxation a été instaurée par Obama, mais cela a toujours été une affaire politique," estime cette expatriée qui défend Joe Biden. "L'idée, c'était d'essayer d'attraper ceux qui fraudent, il ne s'agissait pas d'attraper les Américains qui vivent à l'étranger, qui ont des comptes à l'étranger," assure-t-elle. "Mais on voit que les politiques évoluent lentement à cause l'obstruction exercée par les Républicains au Congrès et c'est cela qu'on veut stopper," souligne-t-elle.

"Trump pour moi, c'est une sorte de monstre," estime une Néerlandaise

Les électeurs américains autorisés à voter aux Pays-Bas envoient leur bulletin bien avant le jour de l'élection. Mais ils ne sont pas les seuls concernés par ce scrutin. Il est suivi avec tout autant d'attention par les Européens.

Comme on pouvait s'y attendre, les habitants du centre d'Amsterdam que nous avons rencontrés n'apprécient guère l'actuel président américain. Ceux des zones rurales peut-être davantage.

"S'il est réélu, je crois que ce sera de pire en pire aux États-Unis," indique Roberto. Une autre passante renchérit : "Trump pour moi, c'est une sorte de monstre."

Quant à Beatrice, elle tempère : "Je trouve que son action économique est bonne, il a fait de bonnes choses. Mais la manière dont il exerce le pouvoir, c'est terrible pour les Américains," admet-elle.

À Amsterdam comme ailleurs en Europe, le résultat de l'élection du 3 novembre est particulièrement attendu.