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Une grève de la faim pour réclamer un budget européen plus important

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L'UE négocie sa stratégie de reprise
L'UE négocie sa stratégie de reprise   -   Tous droits réservés  Virginia Mayo/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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La stratégie européenne de relance de l'économie est toujours dans l'impasse. Le Parlement européen et le Conseil, l'institution qui représente les Etats membres, ne parviennent à s’accorder sur un compromis.

Pour alerter les responsables politiques et les citoyens, l'eurodéputé Pierre Larrouturou (S&D) s'est lancé dans une grève de la faim. Il réclame plus de moyens pour le budget européen afin de répondre aux défis du climat, de la santé ou encore de la recherche. Mais l’élu souligne qu’il n’est pas question de taxer les Européens pour trouver cet argent. "La solution défendue par le Parlement européen c'est de trouver d'autres ressources, ça peut être une taxe carbone aux frontières et ça peut surtout être une taxe sur la spéculation", précise Pierre Larrouturou.

Les Etats membres ont rejeté mercredi la dernière proposition des eurodéputés sur la taille du budget à long terme. Malgré les difficultés le dialogue se poursuit et des avancées sont à noter sur les conditions liées à l'Etat de droit.

Le Parlement veut s'assurer qu'il n'y aura pas de versement d'argent aux pays qui ne respecteraient pas les valeurs fondamentales de l'UE. "Nous ne pouvons pas dépenser l'argent sans respecter des principes fondamentaux comme la liberté des médias ou l'indépendance de la justice", insiste le leader du Parti populaire européen dans l’hémicycle, Manfred Weber. L’eurodéputé assure que son institution est prête à un compromis mais un mécanisme sur l’Etat de droit obligatoire demeure "une ligne rouge pour le Parlement européen", ajoute l'élu allemand.

Les Etats membres ne veulent pas revenir sur le compromis négocié à l'arraché en juillet dernier par les chefs d'Etat et de gouvernement. Les dirigeants se sont entendus sur un fonds de relance de 750 milliards d'euros. Mais pour devenir réalité il faut aussi approuver le budget européen à long terme, d'où les négociations en cours. En pleine seconde vague de coronavirus le temps presse pour les gouvernements qui ont besoin de ces moyens.