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Couvre-feu national, reconfinements ciblés : les nouvelles restrictions en Italie

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Milan, une des villes concernées par le reconfinement décidé par les autorités - le 05/11/2020
Milan, une des villes concernées par le reconfinement décidé par les autorités - le 05/11/2020   -   Tous droits réservés  AP Photo/Antonio Calanni
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En Italie, comme ailleurs en Europe, le nombre de cas de contaminations ne cesse d'augmenter. La réponse des autorités, c'est l'instauration d'un couvre-feu au niveau national de 22h à 5h du matin.

Il est entré en vigueur ce vendredi et sera appliqué au moins jusqu'au 3 décembre.

Jusque-là, il n'y avait que des couvre-feux locaux.

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a justifié ce tour de vis en soulignant la hausse alarmante du nombre de cas. Giuseppe Conte a dit craindre désormais "une saturation dans les services de réanimations dans les prochaines semaines".

Trois couleurs

Si le couvre-feu est national, les reconfinements sont ciblés.

Les autorités ont divisé le pays en trois couleurs, en fonction de la gravité de la situation.

  • Risque épidémique très élevé dans les zones en rouges.
  • Risque élevé dans les zones en orange.
  • Risque modéré dans le reste du pays.

Dans les zones rouges, les restrictions de circulation sont sévères. La plupart des commerces y sont fermés. Les habitants doivent éviter de sortir.

Dans les zones oranges et plus encore les zones jaunes, le reconfinement est moins strict.

même si cela se traduit par un ralentissement de l'activité : les centres commerciaux sont fermés le weekend, les lycées sont passés à l'enseignement à distance, les transports publics sont réduits de moitié.

Évaluation régulière

L'impact de ces mesures sera évalué régulièrement. Et le gouvernement a prévenu que les mesures sanitaires pourraient être renforcées en fonction de l'évolution dans chaque région.

Les dirigeants n'ont pas opté pour un confinement général comme au printemps, estimant que l'économie italienne ne supporterait pas une nouvelle paralysie.

Le docteur Nicola Petrosillo est un des responsables de l'Institut national des maladies infectieuses. Il salue la décision des autorités : « Découper le pays en différentes zones selon le niveau de risque permet une intervention graduelle, et une adaptation de la réponse à la situation réelle. »

Mais cet expert des maladies infectieuse regrette que les dirigeants politiques aient tardé à réagir. « Si ces mesures avaient été adoptées plus tôt, on n'en serait pas là aujourd'hui. Ces dernières semaines, on a pourtant constaté une hausse significative du nombre de personnes infectées. Cela aurait dû alerter les autorités politiques et les inciter à réagir plus tôt. »

Manifestations de colère

Le gouvernement italien est confronté à la grogne d'une partie de la population, hostile aux restrictions de circulation.

A ce jour, l'épidémie a fait plus de 40 000 morts en Italie, selon les chiffres officiels.