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Crispation en Europe : entre l'état d'urgence sanitaire au Portugal et les manifestations anti-Covid

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Manifestation anti-mesures sanitaires à Leipzig, en Allemagne, 7 novembre 2020
Manifestation anti-mesures sanitaires à Leipzig, en Allemagne, 7 novembre 2020   -   Tous droits réservés  Sebastian Kahnert/(c) dpa-Zentralbild
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L'état d'urgence sanitaire entre en vigueur ce lundi pour deux semaines au Portugal.

Depuis Lisbonne, le Premier ministre Antonio Costa a déclaré une interdiction de circuler sur la voie publique dans 121 communes où vivent 70 % des Portugais. Il a aussi décrété un couvre-feu de 23h à 5h du matin en semaine, de 13h à 5h du matin les weekends.

La seule façon de contrôler la pandémie est d'éviter les interactions sociales a-t-il dit après avoir fait le point pour expliquer les décisions du gouvernement :

"La situation était très difficile lors de la première vague, avec un nombre d'hospitalisations qui, au pire moment, atteignait 1 300 personnes. Aujourd'hui, la situation est beaucoup plus grave car nous avons 2 522 personnes hospitalisées".

A l'abri de cet état d'urgence, les autorités vont également pouvoir exiger des contrôles de température ou la réalisation de tests dans l'accès à certains locaux, et mobiliser des fonctionnaires comme des militaires ou des enseignants pour aider les renforcer les équipes sanitaires de traçage des contacts.

Mais, contrairement au printemps, les écoles restaient ouvertes ainsi que les commerces, les restaurants ou les salles de spectacle, qui devaient cependant fermer leurs portes plus tôt.

Ce weekend, la Grèce a aussi repris le chemin du confinement. Le pays a enregistré près de 47 000 contaminations, mais c'est l'augmentation du nombre de cas en soins intensifs qui inquiète le plus les autorités. Le nombre de patients hospitalisés sous respirateur a plus que doublé en un mois.

La réponse de la Suisse est de faire appel à l'armée : elle a remobilisé jusqu'à 2 500 soldats pour aider aux premiers soins et aux dépistage.

Cette décision intervient alors que le gouvernement cherche à augmenter la capacité de certains hôpitaux dans les régions les plus touchées, les centres de soins intensifs approchant ici aussi la saturation.

Sebastian Kahnert/(c) dpa-Zentralbild
Manifestation à Leipzig, 7/11/2020Sebastian Kahnert/(c) dpa-Zentralbild

Ces reconfinements s'accompagnent d'un cortège de protestations. Ce weekend, des manifestations ont eu lieu à Madrid, en Espagne, à Leipzig, en Allemagne, à Bucarest, en Roumanie, ou encore à Zagreb en Croatie.

Ici, certains affirment même que la pandémie est une escroquerie :

"Nous ne sommes pas satisfaits des mesures, surtout en ce qui concerne le port du masque . Je travaille dans l'hôtellerie et nous sommes dévastés à cause de ces mesures. Nous sommes incapables de travailler normalement".

"Il n'y a pas de pandémie. Les gens ont peur de quelque chose qui n'existe pas, et c'est mon opinion".

Une opinion indéfendable compte tenu des avis scientifiques du monde entier.