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Covid-19 : la France va déployer 1,2 million de tests antigéniques dans les établissements scolaires

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La France déploie des tests antigéniques dans les écoles
La France déploie des tests antigéniques dans les écoles   -   Tous droits réservés  AFP
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Dépister plus vite et plus de monde reviendra-t-il à mieux dépister pour autant ? La France emboîte le pas de plusieurs pays européens en et prévoit de mettre à disposition des établissements scolaires 1,2 million de tests antigéniques à compter des prochains jours.

L'avantage de ces tests : un résultat obtenu en 15 à 30 minutes contre 1 à plusieurs jours pour les tests PCR. Mais revers de la médaille, les résultats sont moins fiables. Et ils ne seront pas pour tout le monde.

Comme le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer l'a rappelé, seuls les enseignants et personnels administratifs seront concernés, en tout cas dans un premier temps. Et la mesure est avant tout réservée aux établissements dépourvus de centres de dépistage PCR à proximité ainsi qu'à ceux où des cas de Covid-19 ont déjà été enregistrés.

Un dépistage rapide permettrait ainsi aux écoles de réagir plus rapidement dans des situations d'urgence. Car avec 2 millions de tests désormais réalisés chaque semaine, les laboratoires voient leur délai d'attente pour les résultats augmenter.

Qui est concerné par les tests antigéniques ?

Ces tests rapides viennent donc "renforcer nos capacités de diagnostic", a souligné jeudi le ministre de la santé Olivier Véran. Pharmacies et aéroports sont déjà autorisés à en réaliser. Mais pour certains cas précis uniquement : les moins de 65 ans et les cas asymptomatiques. En revanche, les plus âgés, les personnes à la santé fragile et les cas contacts doivent privilégier un test PCR.

Les tests antigéniques apparaîssent donc plus comme un outil de dépistage d'appoint. Et l'exemple de l'Italie incite à la prudence. La mise en place de ces tests rapides dès le mois d'août dans les les aéroports et dans les écoles n'aura pas empêché la pandémie de passer de 500 cas par jour à plus de 35 000.

"Je pense que ces tests ne sont pas utilisés correctement pour le moment, ils sont proposés au hasard à tout le monde", déclare à l'AFP le professeur de médecine moléculaire Andrea Crisanti de l'Université de Padoue.

Un vaccin contre le Covid-19 pourrait semble-t-il être prêt dans les semaines et mois qui viennent, mais pas à temps pour lutter contre la vague actuelle d'infections en Europe et ailleurs. Les responsables politiques doivent donc trouver des solutions alternatives pour éviter les confinements généralisés du printemps avec leurs très lourdes conséquences économiques et sociales.