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Trump désormais sans limites ? Il prévoyait de frapper bientôt une centrale nucléaire d'Iran

Archives : Donald Trump lors d'une Convention républicaine à Cleveland - Ohio -, le 21 juillet 2016
Archives : Donald Trump lors d'une Convention républicaine à Cleveland - Ohio -, le 21 juillet 2016   -   Tous droits réservés  Carolyn Kaster/AP Photo
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Les Américains ne savent pas encore à 100% à quel saint ou dirigeant se vouer au cours d'une transition du pouvoir relativement incertaine et délicate, dénommée très justement la période du "canard boiteux" aux Etats-Unis. A fortiori avec un Donald Trump en totale roue libre, qui se sert de chaque dossier sensible pour mettre des bâtons dans les roues à Joe Biden, son successeur à la Maison Blanche... Au point quand même de donner des sueurs froides à son propre entourage politique car il paraît plus que jamais incontrôlable.

La centrale nucléaire de Natanz choisie pour cible

Le pays, et le monde entier par ricochet, ont ainsi frôlé une catastrophe majeure : en fin de semaine dernière, le président américain sortant a évoqué explicitement son intention de lancer une frappe contre l'Iran, plus précisément contre un site nucléaire. Le journal New York Times qui vient de faire cette révélation "explosive" indique que la cible choisie aurait été vraisemblablement la vaste centrale de Natanz, construite dans la province centrale d'Ispahan afin d'enrichir de l'uranium en grande quantité.

Les enquêteurs du quotidien, dont Eric Schmitt (voir ci-dessus), ont appris que lors d'une réunion jeudi 12 novembre dans le Bureau ovale présidentiel, Donald Trump a demandé à plusieurs de ses proches collaborateurs, dont le vice-président Mike Pence, le secrétaire d'Etat Mike Pompeo et le chef d'état-major Mark Milley, "s'il y avait des options pour agir contre le site (choisi) dans les prochaines semaines". Ces hauts responsables, semble-t-il nettement plus lucides, "ont dissuadé le président d'aller de l'avant avec une frappe militaire", écrit le quotidien américain.

Enragé contre l'Iran jusqu'au bout du mandat

Le régime iranien restera sans surprise l'une des pires bêtes noires du chef d'Etat républicain, et cela jusqu'aux tout derniers jours de son mandat. En 2018, il avait mis par terre unilatéralement l'accord international si durement gagné et signé avec Téhéran en 2015 ; Donald Trump estimait que cet accord n'empêcherait pas la République islamique de se doter de l'arme nucléaire. Il avait ensuite enfoncé le clou en durcissant les sanctions à l'encontre de l'Iran.

Atomic Energy Organization of Iran via AP
Des centrifugeuses au sein de la centrale nucléaire de Natanz, au centre de l'Iran, le 5 novembre 2019Atomic Energy Organization of Iran via AP

Et avant de sortir de la Maison Blanche, son locataire actuel compte bien encore en rajouter une couche, une couche de mesures punitives supplémentaires. Certains observateurs voient dans cette nouvelle action à venir une manière d'empêcher définitivement la future administration démocrate de Joe Biden de recoller les morceaux avec Téhéran. Les pays européens qui ont oeuvré activement à la conclusion de l'accord de Vienne n'attendent donc plus qu'une chose - désespérément ! -, que le président américain élu entre officiellement en fonction.