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Le projet de loi Sécurité globale au vote à l'Assemblée : toujours jugé liberticide, il est dénoncé

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Manifestation contre le projet de loi"sécurité globale", à Paris, 17 novembre 2020
Manifestation contre le projet de loi"sécurité globale", à Paris, 17 novembre 2020   -   Tous droits réservés  STEPHANE DE SAKUTIN/AFP or licensors
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Des syndicats de journalistes et association de défense de la liberté de la presse en colère contre le gouvernement français. Ils ont été reçus lundi soir à Matignon pour discuter de la proposition de loi sur "la sécurité globale" jugée liberticide, et ont quitté la réunion en claquant la porte. Ils en appellent de nouveau à manifester et veulent un changement d'interlocuteur.

Emmanuel Poupard, premier secrétaire général du SNJ, syndicat des journalistes :

"Nous avons posé avant tout ces préalables pour toute discussion, pour avancer, c'est-à-dire le retrait des articles 21, 22 et 24 (du projet de loi "Sécurité globale") et du nouveau Schéma du maintien de l'ordre. On a un ministre qui nous a endormis, qui veut essayer de modifier, par-ci, par-là, quelques améliorations... Il n'en est pas question ! Donc nous avons décidé, collectivement, de quitter la réunion, et nous en appelons à Mr le Premier ministre, Jean Castex."

"La prochaine étape, c'est l'appel au rassemblement samedi, à l'initiative de marches des libertés à Paris et en France, contre ces propositions de loi et contre le nouveau schéma national du maintien de l'ordre, qui sont deux choses qui sont extrêmement liées sur la liberté d'informer et la liberté d'expression. Ce n'est pas qu'un problème de journalistes ! Ce n'est pas qu'un problème de journalistes !"

La proposition de loi controversée sur la "sécurité globale" exposée la semaine dernière par le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin a cristallisé l'opposition d'associations citoyennes et des défenseurs des libertés publiques.

La Commission européenne vient de rappeler que les journalistes devaient pouvoir faire leur travail librement et en toute sécurité, elle déplore une réponse clientéliste à des syndicats de police.

Gouvernement et majorité ont donc voulu déminer la controverse en réécrivant l'article incriminé. Insuffisant clament les détracteurs.

Ce projet de loi qui pénalise la diffusion malveillante de l'image des policiers doit être voté ce mardi après-midi par l'Assemblée nationale et pourrait être examiné en janvier par le Sénat.