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Le bras de fer européen se poursuit avec la Hongrie et la Pologne

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Le bras de fer européen se poursuit avec la Hongrie et la Pologne
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La Hongrie rejette l'ultimatum européen sur le plan de relance. Un diplomate assure que l'UE dispose d'un plan B si Budapest et Varsovie devaient continuer à bloquer la stratégie de reprise. Les 25 Etats membres pourraient s'accorder sur le fonds de relance en mettant de côté les deux pays.

Le ministre hongrois des Affaires étrangères assure qu'il n'est pas question de faire marche arrière. "Nous rejetons le lien entre l'accès aux fonds européens, à l'argent commun, et des considérations politiques inconnues ou indéfinies", répond Péter Szijjártó.

La Hongrie et la Pologne ont annoncé le mois dernier qu'elles étaient prêtes à faire valoir leur véto sur le plan de relance si les institutions européennes veulent conditionner l'aide de l'UE au respect des valeurs démocratiques. Plusieurs observateurs soulignent que les deux pays pourraient en payer le prix fort. Budapest et Varsovie pourraient ne pas bénéficier de cet instrument qui prévoit 23 milliards d'euros pour la Pologne et plus de 4 milliards d'euros pour la Hongrie.

Les deux capitales seraient alors plus isolées. Elles risqueraient aussi de faire face à une contestation politique nationale, estime Daniel Hegedus, chercheur au German Marshall Fund. Comment "expliquer pourquoi les économies nationales et l'ensemble des deux sociétés se retrouvent privées de cet argent essentiel", s’interroge-t-il.

Ce plan de relance européen s'appuie sur des subventions et des lignes de crédit pour tous les Etats membres. Les principaux bénéficiaires seront les pays les plus touchés par la crise, principalement au sud du continent.