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Vendée Globe : Charlie Dalin creuse l'écart

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Par euronews
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Vendée Globe : Charlie Dalin creuse l'écart
Tous droits réservés  © Maxime Sorel / VandB - Mayenne
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Des conditions dantesques et l'impression d'être dans le tambour d'une machine à laver. "C'est un peu la guerre dehors" raconte Charlie Dalin (Apivia) qui poursuit sa course en tête du Vendée Globe face à un Océan indien déchaîné. Son bateau a essuyé une grosse tempête dans la nuit de mardi à mercredi mais le marin normand s'en est sorti en creusant un peu plus l'écart sur son poursuivant direct Thomas Ruyant. Il navigue avec 259 milles nautiques (480 km) d'avance.

Le skipper nordiste s'est lui aussi bagarré pour traverser sans casser une mer démontée, un dernier obstacle dans l'Océan indien avant d'entrer dans les eaux du Pacifique : "Cette nuit (mardi à mercredi) j'ai eu 45 noeuds (83 km/h) établis avec des rafales à 60 (111 km/h), une mer croisée et courte, c'était un peu chaud pendant deux heures", a expliqué Ruyant dans un moment plus paisible avec "des conditions plus maniables avec 30 noeuds (55 km/h) de vent".

Le duo de tête fait route vers le Cap Leeuwin, à la pointe sud de l'Australie, deuxième des trois caps mythiques de la circumnavigation, dont il pourrait franchir la longitude samedi ou dimanche.

Derrière lui, un groupe d'une dizaine de concurrents sont aussi mis à rude épreuve comme en témoigne Maxime Sorel, 11ème du Vendée Globe au pointage de mercredi matin : "La vie à bord c'est assezdifficile**. Tout est compliqué : manger, tu te sers un verre d'eau et il y a la moitié qui tombe par terre, dormir, quand on y arrive, entre deux grains."**

Constat partagé par Yannick Bestaven, quatrième au classement. Le navigateur rochelais dont c'est la deuxième participation raconte que l'Océan Indien ne leur avait "pas fait de cadeau" :

"Même manger est compliqué, il suffit d'un choc et toute la nourriture se retrouve dans le bateau donc il faut ramasser avec les mains, manger avec les mains par terre. Ça te fait constamment valdinguer d'un bord à l'autre du bateau. Tu n'as plus d'hygiène, tu n'as plus rien. C'est une vie de sanglier. C'est dur physiquement et moralement de vivre dans un tambour de machine à laver en carbone", avait-il raconté.

Mêmes galères pour Damien Seguin, premier skipper handisport à faire le tour du monde, et classé septième, à 464 milles nautiques (870 km) de Charlie Dalin.

Sources additionnelles • AFP