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Hongrie : les LGBT n'ont, de facto, plus le droit d'adopter

Hongrie : les LGBT n'ont, de facto, plus le droit d'adopter
Tous droits réservés Bruzák Noémi/MTI
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Par Euronews
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La nouvelle loi votée par le Parlement, ce mardi, à Budapest, réserve cette possibilité aux couples mariés...

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Le Parlement hongrois a adopté une série d'amendements sur un grand nombre de sujets. Des changements constitutionnels notamment. La loi interdit désormais à des couples non mariés d'adopter, ce qui exclut de facto les homosexuels. Le Premier ministre Viktor Orban assure pourtant qu'il respecte les droits des personnes LGBT. "Nous avons le droit d'avoir et nous avons une opinion sur les différentes manières de mener sa vie. Mais en Hongrie, même ceux qui appartiennent à une minorité fondée sur le mode de vie peuvent pleinement exercer leurs droits constitutionnels" prétend-t-il.

Nouvelle définition des fonds publics

Les parlementaires du Fidesz, le parti au pouvoir, ont aussi acté une nouvelle définition des fonds publics dans la Constitution. Ce qui pourrait avoir pour effet moins de transparence."Les entreprises publiques et les fondations pourraient être exclues de la définition des fonds publics, ce qui pose problème, explique Jozsef Peter Martin, de l'ONG Transparency International. En Hongrie, des dizaines et même des centaines de milliards de forints payés par le contribuable transitent par des entreprises d'Etat, sans parler des fonds de gestion d'actifs nouvellement créés et nous sommes fondés à considérer que dans ces fondations, l'argent du contribuable ne relève plus de la catégorie des "fonds publics"".

Loi électorale modifiée

La loi électorale a également été modifiée. Objectif affiché : faire la chasse aux faux partis créés uniquement pour recevoir des fonds de l'Etat. Mais ce changement force aussi la main de l'opposition, en rendant obligatoire de former de larges alliances électorales.

"Les opposants à Victor Orban estiment que le Fidesz ne fait qu'attiser les sentiments anti-LGBT et change les règles électorales à son propre profit, conclut le correspondant d'Euronews à Budapest Gabor Tanacs. Et cela en pleine pandémie. Le gouvernement répond qu'il ne fait que clarifier les règles et combler des vides juridiques."

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