DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Solidarité vaccinale dans l'UE dès que le feu vert sera donné au vaccin Pfizer-BioNTech

euronews_icons_loading
Solidarité vaccinale dans l'UE dès que le feu vert sera donné au vaccin Pfizer-BioNTech
Tous droits réservés  Matthias Schrader/Copyright 2019 The Associated Press. All rights reserved
Taille du texte Aa Aa

En signe d'unité, les 27 pays membres de l'Union européenne ont l'intention de commencer les vaccinations contre le Covid-19 "le même jour".

Alors que des pressions sont exercées, notamment par l'Allemagne, pour que l'utilisation du vaccin Pfizer/BioNTech soit approuvée et ainsi rattraper les États-Unis et la Grande-Bretagne qui ont déjà lancé leurs campagnes de vaccination, la commission européenne s'est montrée confiante dans la réalisation de cet objectif.

"Il y a enfin de bonnes nouvelles, nous avons une agence (européenne des médicaments). Et nous avons de l'espoir. Et c'est le message que je transmets aux dirigeants du Conseil européen. La Commission a négocié le plus large portefeuille de candidats vaccins. Et enfin, dans une semaine, le premier vaccin sera autorisé" vient de déclarer Ursula Von der Leyen, Présidente de la Commission européenne.

Berlin a exprimé à plusieurs reprises sa frustration face à la lenteur du processus d'approbation de ce vaccin qui a été partiellement développé en Allemagne. Le gouvernement a déjà déclaré avoir fixé le début des vaccinations contre le Covid-19 le 27 décembre. Une pression claire qui impose à l'agence européenne des médicaments de se montrer à la hauteur. En 10 jours, cet examen doit être réalisé, puis l'avis approuvé par la commission européenne, les états membres doivent être ensuite consultés, et seulement alors, Bruxelles pourra délivrer son autorisation de mise sur le marché de l'Union européenne.

Dans l'intervalle, d'autres pays européens ont prévu un démarrage rapide de la vaccination lorsqu'ils en auront le feu vert. La France, notamment, a annoncé suivre Berlin :

"Nous élargirons les populations vaccinées au fur et à mesure des approvisionnements, en commençant par les près de 14 millions de personnes présentant un facteur de risque lié à leur âge ou une pathologie chronique ainsi que par certains professionnels de santé," a expliqué Jean Castex, Premier ministre français.

Plusieurs pays européens ont déjà mis en place des centres de vaccination de masse.

Pour mettre fin à la pandémie, il faut vacciner jusqu'à 70 % de la population européenne, ce qui pourrait prendre au moins jusqu'au milieu de l'année prochaine si tout se passe bien.

Un cas d'allergie en Alaska

Aux États-Unis, on vient d'apprendre qu'en Alaska, une professionnelle de santé a fait une grave réaction allergique au vaccin Pfizer/BioNTech au point d'être hospitalisée. Un cas isolé sur lequel travaille le laboratoire selon le New York Times qui rapporte les faits.

L'Agence américaine des médicaments "est au courant d'informations sur une réaction anaphylactique chez une personne ayant reçu le vaccin contre le Covid-19. L'agence va continuer à travailler avec les CDC (Centres de prévention des maladies) et Pfizer pour mieux comprendre ce qu'il s'est passé", a tweeté l'agence mercredi soir.

Et cela ne va pas empêcher le vice-président américain Mike Pence de se faire vacciner demain, vendredi.

Les Etats-Unis ont donné vendredi soir leur feu vert au vaccin de Pfizer/BioNTech, ouvrant la voie à une campagne massive de vaccination dans tout le pays qui a débuté lundi.

Les Etats-Unis comptent vacciner trois millions de personnes cette semaine et espèrent en vacciner jusqu'à 20 millions si l'agence américaine des médicaments (FDA) donne également son autorisation en urgence au vaccin de Moderna d'ici la fin de semaine.