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Tourisme virtuel : Berlin se découvre à distance

Jeremy Minsberg - guide tourstique à Berlin
Jeremy Minsberg - guide tourstique à Berlin   -   Tous droits réservés  Jeremy Minsberg - The Berlin expert
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"Bonjour depuis Berlin, je m'appelle Jeremy, je suis guide touristique depuis vingt ans. Vous êtes actuellement en direct, ici depuis la porte de Brandebourg. Il est 9 heures du matin. Le soleil se lève, c'est une belle journée !"

Comme beaucoup, Jeremy Minsberg a dû innover pour faire face à la pandémie et à l'absence des touristes. Il a mis au point des visites virtuelles de la capitale allemande. Si vous ne pouvez pas aller à Berlin, Berlin viendra à vous, tel est son nouveau créneau .

"En mars dernier, tout d'un coup, avec le coronavirus les gens ont arrêté pour de bon de voyager. Alors je me suis dit si les gens ne peuvent plus venir à Berlin, comment amener la ville jusqu'à eux", explique-t-il.

A travers un simple appel vidéo, les clients accèdent à une visite personnalisée de la capitale allemande. Durant deux heures, ils découvrent l'histoire et les anecdotes de la ville. Et surtout ils peuvent interagir et poser des questions à leur guide.

Berlin, la plus touchée par la chute du tourisme

"L'industrie du tourisme en Allemagne a subi une perte de 46,6 millions d'euros entre mars et août cette année. Mais parmi toutes les régions allemandes, c'est celle de Berlin qui a été le plus affectée par les restrictions de voyage liées à la pandémie de Covid-19", précise notre reporter à Berlin, Kate Brady.

Si ces visites virtuelles ne remplissent pas les hôtels et les restaurants, elles donnent un parfum d'évasion au confinement. "Actuellement, les gens sont coincés chez eux, et beaucoup n'ont nulle part où aller, et ils n'ont plus du tout le goût de l'aventure. De nombreux groupes se sont demandés comment se réunir et s'organiser. Pourquoi ne pas organiser un événement ensemble ? Donc je suis devenu cet événement. J'ai aidé les gens à rester proches les uns des autres. Ça leur permet de faire autre chose, de sortir de chez eux, de voyager", explique Jeremy Minsberg.

Et le succès est au rendez-vous, y compris avec des clients à l'autre bout de la planète. En Australie et en Nouvelle-Zélande, des groupes de 20 à 30 personnes suivent Jeremy dans ses visites virtuelles. Le guide imagine qu'à l'avenir, ce nouveau type de tourisme pourrait encore se développer par exemple pour des personnes handicapées ou trop âgées pour se déplacer. En attendant, le monde virtuel reste une solution provisoire pour les touristes en manque d'évasion et leurs guides en manque de travail.