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Vaccination : retard, réticences, le paradoxe français

Par Maxime Biosse Duplan
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Vaccination dans un Ehpad
Vaccination dans un Ehpad   -   Tous droits réservés  AFP
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La France est toujours à la traîne sur le dossier des vaccinations. Alors que l'Allemagne par exemple a déjà vacciné au moins 240 000 personnes, le Royaume-Uni près d'un million, le gouvernement français lui, prend son temps, et ce lundi soir, il était prévu que seuls quelques milliers de vaccins aient été réalisés. Ce chiffre, c'est Olivier Véran, le ministre de la Santé qui l'a promis dimanche.

"Une centaine d'hôpitaux offriront la vaccination aux soignants" d'ici mercredi, a t-il ajouté, revendiquant, je cite, de "gérer les stocks en bon père de famille".

Patients ultra-ciblés, visite pré-vaccinale, consentement écrit : cette gestion fait maintenant polémique, et fait que de plus en plus de médecins dénoncent le manque de courage politique du gouvernement, face à une population encore réticente face à la vaccination : un sondage réalisé la semaine dernière pour France-Info et le Figaro révèle que six Français sur dix refusent de se faire vacciner.

Six Français sur dix refusent de se faire vacciner

Pascale Cossart, microbiliogiste et secrétaire de l'Académie des Sciences : "Ce vaccin qu’on a vraiment attendu, qu’on espérait pendant tous les mois de l’été et de l’automne, il est là ! Alors, utilisons-le (...) Il ne faut pas oublier que les vaccins nous ont permis d’éradiquer la variole. Est-ce que vous entendez parler de gens qui contractent la polyomyélite ? On a éradiqué la poliomyélite."

C'est le paradoxe français : Vouloir en finir avec les confinements, retourner dans les restaurants et les cinémas, mais refuser les moyens proposés pour combattre l'épidémie...

Le gouvernement français reste, lui, sur son objectif de un million de personnes vaccinées avant la fin du mois. Avec le rebond attendu des contaminations dues aux fêtes de fin d'année et l'arrivée du variant britannique du Covid en France, il y a plus que jamais urgence.