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Donald Trump : la chute infernale

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Lors de la présidentielle de novembre
Lors de la présidentielle de novembre   -   Tous droits réservés  Evan Vucci/Copyright 2020 The Associated Press. All rights reserved
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"Et donc, à propos de ce virus... Vous savez, beaucoup de gens pensent qu'il s'en ira en avril avec la chaleur, quand il fera plus chaud. Typiquement il partira en avril". Donald Trump et ses doux rêves... Ils feraient sourire s'ils n'avaient pas mis en danger la vie de millions d'Américains. La gestion du président américain de la crise du Covid-19 a été désastreuse sur le plan sanitaire... et sur le plan économique.

C'est l'un des éléments qui a probablement coûté à Donald Trump sa réélection. L'autre, c'est sa proximité avec le racisme et la xénophobie d'une certaine droite américaine. Quand le mouvement Black Lives Matter secoue la société américaine, le président jette de l'huile sur le feu et attise les violences.

Les noirs et les jeunes répliquent et vont voter en masse. la participation à la présidentielle est historique et des états-clé, traditionnellement à droite, passent du côté démocrate.

Les Etats-Unis se sont réveillés, Joe Biden a gagné, le cauchemar Trump est terminé.

Oui, mais cela, le milliardaire, prisonnier de sa rhétorique binaire, ne peut pas l'accepter.

"C'est une fraude envers le public américain. C'est embarrassant pour notre pays. Nous étions prêts à gagner cette élection, et franchement, nous avons gagné cette élection".

Cette fin d'année sera marquée par les tentatives désespérées de Donald Trump et de son avocat Rudy Giuliani de faire annuler les résultats de plusieurs états... Mais en vain. Et quand Mike Pence valide, malgré les injonctions du président, les résultats de l'élection, c'est une foule insurrectionnelle, chauffée à blanc par leur leader, qui entre dans le capitole. Cinq personnes sont tuées, l'Amérique est sous le choc.

"Je connais votre douleur. Je sais que vous êtes blessé. Nous avons eu une élection qui nous a été volée. C'était une élection écrasante, et tout le monde le sait, surtout l'autre côté. Mais vous devez rentrer chez vous maintenant." Malgré un tardif appel au calme, le président américain écope d'un deuxième procès en destitution pour incitation au soulèvement.

Et puis Twitter, ne voulant finalement plus cautionner un chef d'Etat si dangereux, lui donne une punition spectaculaire en fermant définitivement son compte.

Donald Trump referme la boucle de son mandat par un dernier déplacement officiel il y a une semaine devant un bout de mur à la frontière du Mexique, ce mur qu'il avait promis dès 2016, et qui restera comme le symbole de la paranoïa et du populisme qui ont marqué ses quatre années à la Maison Blanche.