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L'Italie se cherche un nouveau gouvernement après la démission de Giuseppe Conte

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L'Italie se cherche un nouveau gouvernement après la démission de Giuseppe Conte
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A qui confier les rênes du prochain gouvernement italien ? C'est la mission délicate qui repose sur les épaules du président Sergio Mattarella qui joue à nouveau les arbitres. Les consultations avec les différents partis politiques débutent et la chasse au consensus s'annonce difficile. Seul impératif : que le nouveau cabinet bénéficie d'une majorité parlementaire stable. Et c'est tout le problème. Giuseppe Conte a justement démissionné hier pour éviter un désaveu au Sénat. Il espère néanmoins obtenir un nouveau mandat, son troisième depuis 2018.Dans ce cadre, l'alliance des partis d'extrême droite et de droite -- Forza Italia (FI) de Silvio Berlusconi, la Ligue de Matteo Salvini et Fratelli d'Italia (FDI) de Giorgia Meloni -- va envoyer une délégation unitaire chez le président.

Selon le "Corriere della Sera", principal quotidien du pays, l'hypothèse la plus plausible est celle d'un nouveau gouvernement Conte.

L'autre possibilité serait un gouvernement dirigé par une personnalité provenant de l'un des deux principaux partis de l'actuelle coalition, le Parti démocrate (PD, centre-gauche) ou le Mouvement 5 Etoiles (M5S, antisystème avant son arrivée au pouvoir).

Reste l'hypothèse de la convocation de nouvelles législatives. Une perspective à haut risque pour le gouvernement de centre-gauche: selon les enquêtes d'opinion, la victoire reviendrait au bloc formé par la droite de Silvio Berlusconi (Forza Italia) et l'extrême droite (la Ligue de Matteo Salvini et le parti Fratelli d'Italia) qui ne cesse de réclamer un retour anticipé des Italiens aux urnes.

"Dans ce contexte, des élections anticipées ne sont pas vraiment envisageables aujourd'hui. Je pense que la probabilité est proche de zéro. L'enjeu est trop important pour les partis au pouvoir aujourd'hui, trop important pour courir le risque d'élections anticipées, qu'ils pourraient perdre très facilement" souligne Roberto D'Alimonte, professeur de sciences politiques à l'université LUISS de Rome.

Autre incertitude: la position de Matteo Renzi, l'ex-chef du gouvernement italien est à l'origine de cette énième crise politique. Son petit parti "Italia Viva" s'est retiré de la coalition au pouvoir après des semaines de critiques sur la gestion de la crise sanitaire et les plans de dépenses économiques de M. Conte.

Sources additionnelles • AFP