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Le cycle de violences en Colombie inquiète l’UE

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Le cycle de violences en Colombie inquiète l’UE
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2021 pourrait devenir l'année la plus violente en Colombie. Le pays comptabilise un meurtre tous les quatre jours d'un militant, d'un responsable syndical ou d'un ancien guérillero. Jamais depuis la signature en 2016 de l'accord de paix entre le gouvernement et les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie) le pays n'avait connu un tel cycle d'assassinats.

La société civile appelle les autorités à ne pas limiter son action au contrôle des armes. "Nous avions l'espoir que le gouvernement mettrait en place des mesures, des politiques publiques qui toucheraient les différentes causes de la violence, pas seulement la sphère militaire ", regrette Sebastián Escobar Uribe, membre du collectif d’avocats CAJAR.

Le Parlement européen a lancé un avertissement sur le manque de sécurité dans le pays. L'UE a créé en 2016 un fonds pour soutenir la paix et reconstruire la Colombie. Cet outil de 127 millions d'euros doit aider au développement rural, à la réintégration des anciens combattants et à la participation citoyenne des personnes vulnérables, des victimes et des peuples autochtones. "La Colombie est aujourd'hui un Etat incomplet, inefficace dans certains régions ce qui cause ou ouvre la porte à des assassinats de responsables sociaux, de défenseurs des droits de l'homme ou encore les problèmes sérieux rencontrés par les ex-combattants avec un nombre alarmant de meurtres", explique l’eurodéputé Javi López (S&D).

La société civile colombienne critique le gouvernement actuel et l'accuse de ne pas se concentrer sur les causes profondes du conflit. Le conseiller du président en charge de la Stabilisation et de la consolidation, Emilio Archila, défend les autorités et assure que le pays travaille sur un programme à long terme qui rendra "_le processus irréversible en décembre 2021 _".

Les défis sont nombreux. Il s'agit d'apporter un soutien aux victimes, de réincorporer dans la société les anciens combattants et de mettre en place le processus de substitution volontaire des exploitations. Le gouvernement veut convaincre les producteurs de remplacer la coca par d'autres plantations.