DERNIERE MINUTE
This content is not available in your region

Creuser le Danube ou le protéger ? Le dilemme hongrois

euronews_icons_loading
Creuser le Danube ou le protéger ? Le dilemme hongrois
Tous droits réservés  Euronews
Taille du texte Aa Aa

C'est un projet au long cours, évalué à 18 millions d'euros, et pour l'essentiel financé par l'Union européenne.

L'objectif est de creuser le Danube pour le rendre navigable 300 jours par an.

Le dilemme pour les Hongrois est qu'il s'agit de soutenir un mode de tranfort respectueux de l'environnement alors que les travaux eux-mêmes menacent l'écosystème du fleuve.

Botond Szalma est le directeur d'une société de transport fluvial.

Il travaille sur le Danube depuis des dizaines d'années, il a vu le niveau d'eau baisser et il explique que les travaux sont nécessaires.

Botond Szalma PDG de PLIMSOLL Ltd : "Sur une année, 150 à 180 jours le Danube n'est pas navigable. Quand on y réfléchit, c'est le moyen de transport le plus respectueux de l'environnement. Mais un bateau avec une capacité de 1 500 tonnes de fret ne peut pas en prendre plus de 800. La moitié des calles n'est pas utilisée, c'est du gâchis, c'est dur pour nos compagnies et pour nos activités de commerces avec l'étranger."

Les Organisations non gouvernentales étudient le projet.

Les défenseurs de l'environnement craignent que les travaux de terrassement sur les berges et l'augmentation du trafic sur le fleuve aient de lourdes conséquences sur la faune et la flore.

Selon les ONG, des espèces animales protégées pourraient être détruites.

Andrea Samu, WWF Hongrie : "Nous avons bien noté que des efforts ont été faits pour prendre davantage en compte le facteur environnemental, en tout cas plus que ces dix dernières années, le problème est que le projet ne respecte toujours pas entièrement les directives européennes de protection de l'environnement."

Les défenseurs du projet soulignent de leur côté les avantages environnementaux du transport fluvial en particulier quand on le compare à la route.

Gabor Tanacs est le correspondant d'Euronews à Budapest.

Gábor Tanacs, Euronews : "Un peu avant la chute du communisme, les forces démocratiques avaient symboliquement rejeté des nouvelles régulations pour le Danube. Aujourd'hui ce sont les réglementations de l'Union européenne et des Nations Unies qui exigent ces travaux. D'ordinaire, le gouvernement hongrois est favorable à ces projets, mais il est aujourd'hui prudent."