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Covid-19 : l'option d'une vaccination obligatoire pour les soignants pas écartée en France

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Par euronews
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Covid-19 : l'option d'une vaccination obligatoire pour les soignants pas écartée en France
Covid-19 : l'option d'une vaccination obligatoire pour les soignants pas écartée en France   -   Tous droits réservés  Olivier Chassignole/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved
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Selon le ministre français de la Santé Olivier Véran, seuls 40% des personnels des Ehpad et 30% des soignants, en ville et à l'hôpital ont été vaccinés en France. Le gouvernement les appelle à le faire et n'écarte pas la possibilité de rendre la vaccination obligatoire pour les soignants.

Certains ont parfois eu le Covid-19 récemment, d'autres ne sont pas prioritaires face au nombre restreint de doses, mais c'est un chiffre qui peut surprendre et qui peut aussi s'expliquer par une certaine forme de résistance chez une partie des soignants : selon le ministre français de la Santé Olivier Véran, seuls 40% des personnels des Ehpad et 30% des soignants, en ville et à l'hôpital ont été vaccinés en France.

Alors, jeudi le Premier ministre français Jean Castex leur a lancé un appel solennel. "Pour que cette vie sociale apaisée de nos aînés résidant dans les Ehpad et les unités de soins de longue durée puisse retrouver sa pleine dimension, il faudra aussi que les personnels de ces établissements se fassent vacciner", a-t-il déclaré jeudi lors du point presse hebdomadaire. "Trop d'entre eux ne l'ont pas encore fait et je les invite solennellement à le faire très rapidement".

Et si la vaccination devenait même obligatoire pour les soignants ? Le ministre de la Santé Olivier Véran n'a pas fermé la porte à cette option et a évoqué la possibilité d'une saisine du Comité consultatif national d'éthique sur ce sujet qui pourrait éventuellement donner lieu plus tard à la prise de mesures plus fermes.

Les pharmacies autorisées à vacciner

Cet appel "solennel" a été lancé aux soignants alors que le gouvernement français mise sur une accélération de la vaccination. Une nouveauté pourrait donner un coup de pouce : à compter du 15 mars, les pharmacies seront autorisées à vacciner sans ordonnance"les personnes ayant plus de 50 ans et présentant une comorbidité".

Le gouvernement pense être en capacité d'avoir vacciné "au moins 20 millions de personnes d'ici mi-mai". Il reste donc deux mois pour vacciner 17 millions de personnes, alors que seulement 3 millions de Français ont reçu au moins une dose d'un vaccin en deux mois.

Jean Castex a souligné que la France n'était pas concerné "à une hausse exponentielle de l'épidémie, comme certains modèles le prévoyaient"."Sur les sept derniers jours, le nombre de contaminations quotidiennes a augmenté de 1,4 %, alors que ce même chiffre était de + 14 % au cours de la semaine précédente", a-t-il ajouté.

Nouvelles restrictions locales

Quant à un nouveau confinement, "nous devons tout faire pour l'éviter et réserver cette option ultime aux situations les plus dégradées et après avoir tout essayé", a aussi déclaré Jean Castex. Et bien que l'épidémie soit présente de manière "inégale" à travers le pays, le premier ministre a jugé "impossible à ce stade d'envisager des mesures d'assouplissement territorialisées".

Trois nouveaux départements, les Hautes-Alpes, l'Aisne et l'Aube, sont placés sous surveillance renforcée, soit désormais 23 départements sous ce statut. Ces trois départements "ont connu une progression telle depuis une semaine qu'ils ont franchi le seuil de 250 (cas positifs) pour 100 000 (habitants)", a indiqué le chef du gouvernement.

Les habitants de l'ensemble des départements concernés sont "invités" à ne pas quitter ces territoires, et la campagne de vaccination y sera "significativement accélérée". Il est aussi demandé à tous les Français de ne pas dépasser la jauge des 6 personnes lors des moments conviviaux.

Le Pas-de-Calais sera quant à lui confiné les weekends à partir de ce samedi et seules les grandes surfaces de moins de 5 000 m2 y seront ouvertes. Les agglomérations de Nice et Dunkerque (Nord) avaient déjà connu ce sort depuis la semaine dernière. Comme prévu, Paris, l'Île-de-France et Marseille y échappent, au moins pour l'instant.