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Manifestation de solidarité avec l'indépendantiste catalan Carles Puigdemont à Barcelone

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Archives : manifestation pro-indépendantiste à Barcelone, 25 octobre 2019
Archives : manifestation pro-indépendantiste à Barcelone, 25 octobre 2019   -   Tous droits réservés  Emilio Morenatti/Copyright 2019 The Associated Press. All rights reserved
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Le sort de l'eurodéputé indépendantiste et ex-président catalan, Carles Puigdemont, est désormais entre les mains de la justice belge.

Le président du mouvement "Ensemble pour la Catalogne" (Junts, centre-droit), privé de son immunité parlementaire comme deux autres eurodéputés catalans, a dénoncé une "persécution politique", déplorant un "jour triste pour le Parlement européen" et la démocratie dans l'Union européenne.

A Barcelone, une centaine de personnes ont désavoué la décision européenne.

Brandissant des pancartes "liberté" et "amnistie", ils ont voulu montrer leur solidarité avec les trois anciens dirigeants en exil en Belgique et en Écosse. Ces derniers sont poursuivis en Espagne pour l'organisation du référendum sur l'indépendance de la catalogne qui a déclenché la pire crise politique que l'Espagne ait connue depuis des décennies. Et cette décision du parlement européen les rapproche de l'extradition...

L'inquiétude règne pour diverses raisons chez les partisans de l'indépendance :

"Cela rend évidemment les choses plus compliquées car au lieu de faciliter les pourparlers et de faciliter le dialogue avec l'État espagnol, ce qui se passe nous fait revenir de plus en plus loin en arrière, le dialogue est impossible en ce moment".

La levée de l'immunité parlementaire n'est pas la fin de l'histoire pour Carles Puigdemont, puisqu'il a annoncé son intention d'en appeler à la justice européenne. Et il faut savoir qu'en janvier, les tribunaux belges ont refusé d'exécuter un mandat d'arrêt européen visant un autre ancien ministre régional indépendantiste, Lluis Puig, mettant en avant un "risque sérieux de violation" de son "droit à un procès équitable" en Espagne.

Mais la liberté de mouvement de Carles Puigdemont va être sérieusement réduite, en particulier ses déplacements à Perpignan, dans le Sud de la France, où il retrouvait ses partisans. "Si j'étais lui, je ne quitterais pas la Belgique", a confié un responsable du Parlement.

Plusieurs autres responsables catalans restés dans leur pays, comme Oriol Junqueras, l'ancien vice-président du gouvernement régional de Carles Puigdemont, purgent de lourdes peines de prison en Espagne.

Sources additionnelles • EFE, AP, AFP