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Les Européens jouent les médiateurs entre Américains et Iraniens à Vienne

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Par euronews avec AFP, AP
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Le drapeau iranien flottant devant le siège de l'AIEA à Vienne, mars 2021
Le drapeau iranien flottant devant le siège de l'AIEA à Vienne, mars 2021   -   Tous droits réservés  أ ف ب
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En préambule à l'ouverture des discussions ce mardi à Vienne en Autriche, l'Iran a exhorté les Européens à faire pression sur les États-Unis pour qu'ils lèvent les sanctions à son encontre. L'objectif des pourparlers est de sauver l'accord de Vienne de 2015 qui encadre le nucléaire iranien. Depuis Téhéran, Saeed Khatibzadeh, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, s'est montré ferme :

"Que l'ordre du jour de la commission mixte produise ou non un résultat dépend des Européens et des 4+1 (le Groupe dit P4+1 : Chine, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) qui rappelleront aux États-Unis leurs engagements, et du respect de ces engagements par les Américains."

Téhéran a exclu des discussions bilatérales en face à face avec les Américains : il ne s'agit pas de négociations martèle la diplomatie iranienne. Mais la présence de l'Iran et des États-Unis dans la capitale autrichienne est déjà un grand pas. Les Européens vont servir de médiateur. Leur but est que toutes les parties se remettent en conformité avec l'accord.

L'accord de Vienne, connu aussi sous le nom de JCPOA, plan d'action global commun, offre à l'Iran un allègement des sanctions internationales en échange d'une réduction drastique de ses activités nucléaires, sous le contrôle de l'ONU, afin de garantir qu'il ne cherche pas à se doter de la bombe atomique.

C'est en 2018 que l'accord de Vienne a pris du plomb dans l'aile, quand l'ex-président américain Donald Trump l'a dénoncé unilatéralement.

En sortant de l'accord, Donald Trump a effet réimposé toutes les sanctions américaines que ce pacte avait permis de lever et a encore durci les mesures punitives contre Téhéran.

Son successeur Joe Biden dit vouloir revenir dans l'accord à condition que l'Iran revienne au respect de ses engagements comme l'arrêt de l'enrichissement d'uranium à 20 %.

L'Iran, de son côté dit être prêt à revenir au strict respect du texte, mais à condition que Washington lève d'abord ses sanctions qui ont paralysé l'économie iranienne.