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Nucléaire iranien : pour le chef de l'AIEA, pas facile de revenir à l'accord de 2015

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Nucléaire iranien : pour le chef de l'AIEA, pas facile de revenir à l'accord de 2015
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L'accord international sur le programme nucléaire iranien ne tient qu'à un fil. Depuis le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018, la situation s'est tendue au point que l'Iran a voté une loi pour limiter les inspections de l'AIEA. Pour sauver ce qui reste de l'accord, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, est parvenu à un accord temporaire avec Téhéran sur une durée de trois mois et avec de nombreuses contraintes de la part des autorités iraniennes.

Le nouveau président américain Joe Biden se dit prêt à relancer l'accord, à condition que l'Iran revienne à ses engagements. Mais à la tête de l'AIEA, Rafael Grossi nous explique pourquoi il n'est pas si facile de revenir à l'accord de 2015.

"On ne peut pas revenir du jour au lendemain à 2015. Beaucoup de choses se sont passées, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts. Nous devons voir ce que l'Iran a fabriqué, ce qu'il a fait avec ce matériel. Est-ce que du matériel a été vendu. Si c'est sorti de l'Iran. Qui le contrôle, c'est nous à la base. L'Iran a développé de nombreuses activités de recherche et de développement qui étaient interdites. Il faut voir ce que l'on fait avec cela et comment on le contrôle", explique le chef de l'AIEA.

Les autorités iraniennes ont récemment menacé de faire monter les enchères et d'enrichir l'uranium, jusqu'à 60 % si besoin. Un geste de défi et un pas de plus vers une utilisation possible de l'uranium pour fabriquer une arme nucléaire. Rafael Grossi met en garde contre un tel scénario.

"Je pense que ce serait un sérieux revers, ce serait une situation regrettable et cela générerait une situation de déstabilisation de la région très grave. J'espère que cela n'arrivera jamais et l'AIEA va essayer de jouer son rôle pour cela", dit-il.

Téhéran continue de démentir toute intention de fabriquer des armes nucléaires, mais sans un nouvel accord international, le pays aura les mains libres pour développer ses futurs programmes.