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Les remous du "Sofagate" : Mario Draghi qualifie le président turc de "dictateur"

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Les remous du "Sofagate" : Mario Draghi qualifie le président turc de "dictateur"
Tous droits réservés  Riccardo Antimiani/ANSA
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L'affaire du "Sofagate" continue de faire réagir en Europe. Le Premier ministre italien Mario Draghi a, à son tour, vivement dénoncé l'attitude de la Turquie à l'égard d'Ursula von der Leyen, installée sur un canapé en retrait du président turc et du président du Conseil européen lors d'une rencontre mardi à Ankara.

Un "comportement inapproprié" selon Draghi

"Je pense que c'était un comportement inapproprié, a déclaré Mario Draghi. J'ai été très navré par l'humiliation que la présidente de la Commission a dû subir avec ces, appelons-les pour ce qu'ils sont, dictateurs. On doit cependant être franc pour exprimer sa propre différence de vues, d'opinions, de comportements, de visions de la société."

J'ai été très navré par l'humiliation que la présidente de la Commission a dû subir avec ces, appelons-les pour ce qu'ils sont, dictateurs.
Mario Draghi
Premier ministre italien

La Turquie se défend

De son côté, la Turquie s'est défendue de tout agissement sexiste en affirmant avoir appliqué le protocole suggéré par la partie européenne qui indique, pour sa part, ne pas avoir eu accès au préalable à la salle.

Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu a condamné avec la plus grande fermeté "la rhétorique populiste inacceptable" du Premier ministre italien, jugeant ses propos "offensants et déraisonnables".

Au centre de la polémique, cette rencontre mardi à Ankara entre le président Erdogan et les dirigeants des instituions européennes. Le protocole n'avait prévu que deux chaises, dont l'une réservée à Charles Michel, obligeant Ursula von der Leyen, visiblement décontenancée, à s’asseoir en retrait dans un canapé.