Deux fauteuils pour trois présidents

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Par Jack Parrock
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Les institutions de l’UE s’indignent du protocole accordé à la présidente de la Commission européenne lors de son déplacement à Ankara.

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"Hehm", un souffle de la présidente de la Commission européenne qui résume l’embarras et surtout le mécontentement de la responsable allemande. Ursula von der Leyen a tout simplement été reléguée au second plan protocolaire sur un divan lors de son déplacement à Ankara. Les deux fauteuils prévus pour la rencontre ont, eux, été occupés par les présidents du Conseil européen et de la Turquie.

Le porte-parole de la Commission, Eric Mamer, préfère souligner que la présidente "a décidé de poursuivre malgré tout, en donnant la priorité à la substance plutôt qu'au protocole". Mais Ursula von der Leyen a déjà mobilisé toutes ses équipes pour qu’un tel incident ne se reproduise pas.

Les eurodéputés s'emparent de Twitter pour faire part de leur indignation à l'encontre de l'accueil réservé à la première femme à la tête de la Commission. Le mot-clef #GiveHerASeat (Donnez-lui un siège) est relayé sur le réseau social.

European Commission - Audiovisual service
Un protocole à l'origine de tensions politiquesEuropean Commission - Audiovisual service

Lors d'un déplacement à Ankara l'année dernière, le chef de la diplomatie européenne avait eu droit à un fauteuil. Les présidents précédents des institutions européennes étaient traités de façon équitable. Mais certains experts du protocole assurent que la mise en place turque respecte les règles en la matière. "Le protocole turc respect à 100% les standards internationaux", juge le directeur de l’école ISPD Thomas Sladko.

La polémique intervient peu de temps après le retrait de la Turquie de la convention d'Istanbul. Ce texte est la référence internationale pour défendre les droits des femmes et pour lutter contre les violences dont elles sont victimes.

Journaliste • Grégoire Lory

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