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La France offre une aide psychologique aux 3-17 ans fragilisés par la crise du Covid-19

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Image d'illustration : un écolier de l'établissement scolaire de Lavoncourt, dans l'est de la France, en train passer un test salivaire de détection du Covid-19, le 1/4/2021
Image d'illustration : un écolier de l'établissement scolaire de Lavoncourt, dans l'est de la France, en train passer un test salivaire de détection du Covid-19, le 1/4/2021   -   Tous droits réservés  SEBASTIEN BOZON/AFP or licensors
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La crise sanitaire fait mal au moral. Un tiers des Français se dit dans un état anxieux, ou dépressifs. Les plus jeunes aussi sont à surveiller : les services de pédopsychiatrie sont débordés. Le gouvernement offre donc le remboursement à 100% de 10 séances de psychologue en ville pour les 3 à 17 ans.

"Nous avons aujourd'hui un problème de santé qui touche nos enfants et adolescents, qui se rajoute à l'épidémie", a déclaré ce mercredi le chef de l'Etat français au cours d'une rencontre avec des soignants dans le service de pédopsychiatrie au CHU de Reims, dans le l'est du pays.

Ce forfait de 10 séances de psychologue remboursable à 100% sera activable tout au long de la crise, auprès de psychologues partenaires identifiables sur une plateforme et dans le cadre d’un parcours de soin passant par tout médecin, qui prescrira ce dispositif d'urgence.

Quatre parents sur dix ont déclaré avoir observé des signes de détresse chez leur enfant lors du premier confinement, en raison notamment de la contrainte d'enfermement et de l'absence de relations sociales liée à la fermeture des écoles. Face à cette demande, les services de pédopsychiatrie, en manque d'effectifs depuis longtemps, sont débordés.

"Il faudrait doubler, voire tripler les effectifs" des soignants, a alerté la cheffe du service de pédopsychiatrie de Reims, Anne-Catherine Rolland, qui a précisé que les demandes de consultations avaient doublé depuis septembre. Il faut maintenant huit mois d'attente pour obtenir un rendez-vous. Reims ne compte que deux pédopsychiatres de ville.

Polémique autour du vaccin Johnson & Johnson et allègements des restrictions en Europe

Alors que la France s'apprête à dépasser le lourd bilan de 100 000 morts, elle poursuit les vaccinations avec Johnson & Johnson, malgré la polémique autour des risques de caillots sanguins.

"Ce vaccin a bénéficié des autorisations de la part des agences de santé européenne et française et donc à ce stade ce vaccin va évidemment être distribué et administré dans les mêmes conditions de ce qui est prévu aujourd'hui pour le vaccin AstraZeneca, c'est-à-dire pour les personnes âgées de plus de 55 ans", a expliqué Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement français.

Si un allègement en mai n'est pas assuré en France, d'autres pays desserrent la vis, comme la Belgique lundi prochain qui lève l'interdiction de franchir les frontières pour un séjour touristique ou tout autre motif non essentiel, une mesure qui était en place depuis janvier.

Des allègements des restrictions sont également attendus cette semaine en Italie, Irlande, Slovénie et Grèce.

Aux Pays-Bas, cinq cafés ont été rouverts à Utrecht, dans le cadre d'un test afin de voir si le virus circule.

"Je pense que ce sera un peu surréaliste au début, dit un client, les gens autour de vous ne portant pas de masque. Lorsque vous vous asseyez, vous pouvez enlever le masque. Au début, on se demande si c'est bien comme ça. Mais très vite, on est heureux de se rapprocher de l'ancienne normalité."

Lors de cette expérience, plus de 500 000 personnes ont essayé de réserver une table, 3000 ont tiré le gros lot, en présentant un test négatif.