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Paris, Tel Aviv, Londres : "justice" pour Sarah Halimi

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Par euronews
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AFP
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A Paris, Lyon, Marseille, Londres, ou tel Aviv, ils sont descendus dimanche dans la rue pour demander justice pour Sarah Halimi et contester l'absence de procès pour son meurtrier.

Ces membres de la communauté juive ont manifesté contre la décision de la Cour de cassation, la plus haute juridiction française. Elle a confirmé l'irresponsabilité pénale du meurtrier de cette femme juive de 65 ans, pris d'une "bouffée délirante" - selon les conclusions de sept experts psychiatriques consultés par la justice.

"C'est ça la France ? C'est ça les valeurs de la France ? Liberté, égalité, fraternité ? Mais fraternité de qui ? Liberté de quoi ? Mais tout est remis en question en fait", s'offusque Virginia, assistante commerciale venue manifester dimanche au Trocadéro à Paris.

"J'ai l'impression que c'est un deuxième crime, le fait que ça n'a pas été jugé que le coupable n'ait pas été jugé. C'était une évidence pour moi de venir ici," estime Nola, lycéenne au milieu du rassemblement parisien.

"Etre juif en France, ce n'est plus possible"

Au de la de l'absence d'un procès, ces juifs vivant en Israël, qui ont manifesté dimanche, déplorent un climat de peur qui s'est instauré, selon eux, en France pour les membres de leur communauté.

"Ça veut dire qu'aujourd'hui être juif en France, ce n'est plus possible. On n'a pas le droit de se promener avec une Magen David, on n'a pas le droit de se promener avec une kippa, on a pas le droit d'avoir notre signe de judaïcité à l'entrée de notre porte. On n'a le droit à plus rien. On a juste droit à une chose : à faire profil bas et à marcher la tête baissée," déplore Roselyne Mimouni, une retraitée franco-israélienne.

"Il est impensable qu'un citoyen français ait peur de sortir de chez lui, ou même d'être chez lui à la maison devant sa télé, et d'avoir peur que quelqu'un rentre à la maison, le fasse passer par un balcon et que rien ne se passe le lendemain," s'offusque Yossi Taieb, député israélien.

Onze jours après la confirmation de l'absence de procès dans cette affaire, le gouvernement a annoncé, dimanche en milieu d'après-midi un projet de nouvelle loi sur l'irresponsabilité pénale. Le garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a indiqué que le projet de loi serait présenté "fin mai" en Conseil des ministres, en vue d'un vote "par le Parlement à l'été".