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Israël-Gaza : Joe Biden durcit le ton et demande à Netanyahou une désescalade immédiate

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Israël-Gaza : Joe Biden durcit le ton et demande à Netanyahou une désescalade immédiate
Tous droits réservés  Hatem Moussa/Copyright 2021 The Associated Press. All rights reserved.
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Lorsqu'on observe les images de la dernière nuit d'affrontements entre Gaza et Israël, dans la nuit de mercredi à jeudi, on est encore loin d'une désescalade. L'aviation israélienne a encore frappé les résidences de plusieurs dirigeants du Hamas, tandis que de nouvelles roquettes ont été tirées vers Israël par les groupes armés de Gaza.

Au onzième jour d'un conflit qui a fait 227 décès côté palestinien, dont 64 enfants, et 12 morts côté israélien, l'armée israélienne dit étudier le "moment opportun pour un cessez-le-feu" et le Premier ministre israélien Benjamin Nethanyahou se dit "déterminé à continuer cette opération jusqu'à son objectif : rétablir le calme et la paix".

L'opération en question consiste selon lui à "__diminuer les capacités, moyens terroristes et détermination" du Hamas. Le Premier ministre israélien, en difficulté sur le plan politique intérieure, tente de rester maître du calendrier.

Ce n'est pourtant pas exactement ce que le président américain dit attendre de son allié. Alors que dans son camp démocrate, des voix s'élèvent pour réclamer plus de fermeté à l'égard d'Israël, Joe Biden "a indiqué" mercredi au Premier ministre israélien, lors d'un entretien téléphonique, qu'il s'attendait à une "désescalade significative ce jeudi" pour "aller vers un cessez-le-feu".

Washington avait pourtant refusé un projet français d'une résolution au Conseil de sécurité de l'ONU appelant à une cessation des hostilités. La Maison Blanche voudrait une approche diplomatique plus "discrète". Mais Joe Biden ne pouvait pas non plus rester sourd aux critiques dont il fait l'objet sur la question au sein des démocrates.

"Je me fiche de la façon dont les porte-parole essaient de tourner ça : les États-Unis ont mis leur veto à l'appel au cessez-le-feu de l'ONU. __Si l'administration Biden ne peut pas tenir tête à un allié, à qui peut-elle tenir tête ?", a demandé, interloquée, la démocrate Alexandria Ocasio-Cortez.

En coulisses, une médiation menée en partie par l'Egypte, interlocuteur à la fois d'Israël et du Hamas, n'a toujours pas abouti.

Mais les groupes armés de Gaza sont-ils prêts à respecter un cessez-le-feu ? Le Hamas renvoie la balle dans le camp d'Israël."Tout cela se heurte à la position israélienne et à leur pratique. Sur le terrain, il y a des contacts continus afin de parvenir au calme, mais la situation se heurte à l'obstination des sionistes et à leur détermination à commettre des crimes", a déclaré Hazem Qassem, porte-parole du Hamas.

Sur un autre front, de nouvelles roquettes tirées du Liban ont pour la première fois atterri en Israël, mais sans faire de victimes selon l'armée. Celle-ci a répliqué par des tirs d'artillerie sur des "cibles" dans le sud du Liban.

Les hostilités, les plus meurtrières depuis 2014, sont le résultat de plusieurs éléments déclencheurs comme les restrictions imposées sur l'esplanade des Mosquées pendant le ramadan et la menace d'expulsion de familles palestiniennes par des colons juifs dans un quartier de Jérusalem-Est, qui avait été dénoncée par le Comité des Nations Unies pour l'exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.