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Marche blanche pour Stéphanie à Hayange, dans le nord-est de la France

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Par Euronews avec AFP
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Tee-shirt avec une photo de la victime porté par une marcheuse
Tee-shirt avec une photo de la victime porté par une marcheuse   -   Tous droits réservés  AFP
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Sur le fronton de l'hôtel de ville d'Hayange, un message a été affiché pour saluer la mémoire de Stéphanie, 22 ans, poignardée par son compagnon en pleine rue, il y a quatre jours : « Hommage à Stéphanie. Non au laxisme ». À l'appel du maire (FN) de cette cité ouvrière de Moselle, plusieurs centaines de personnes ont participé à une marche blanche.

L'homme de 23 ans, un réfugié politique serbe, a été mis en examen pour homicide par conjoint. Incarcéré pour des délits routiers, il avait bénéficié d'un aménagement de peine et avait regagné le domicile conjugal avec un bracelet électronique dix jours avant le féminicide.

« Je ne comprends pas qu’on puisse renvoyer quelqu’un à la maison alors qu’on a porté plainte contre lui et qu’il était violent depuis longtemps, c’est d’autant plus déplorable. Que fait la justice, où est la justice en France ? »

« Elle avait porté plainte pour des menaces de mort, rappelle Johanna, une amie de Stéphanie. C'était connu, mais ils n'ont pas fait le rapprochement. C'est à eux de faire le rapprochement. Certes, elle a autorisé cette surveillance chez elle mais ils auraient dû percer plus loin, ils auraient dû chercher le fond du problème. »

La grand-mère de la victime s'est exprimée publiquement pour dire son indignation. Le procureur de la République de Metz a exclu tout dysfonctionnement des services judiciaires mais le gouvernement a annoncé l'ouverture d'une mission d'inspection.