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António Costa salue "la réponse solide et commune de l'UE à la crise"

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Par Sergio De Almeida
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António Costa
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La présidence portugaise du Conseil de l'Union européenne a débuté au premier janvier dernier, à un moment délicat de la gestion de la pandémie. À l'heure où l'Union européenne est critiquée pour l'absence de règles uniformes en matière de vaccination et pour le certificat sanitaire, le Portugal est salué par certains, pour la pression qu'il a exercée en vue d'obtenir l'approbation du plan de relance. Nous avons rencontré son Premier ministre António Costa le 25 juin dernier à Bruxelles pour évoquer son bilan à la présidence du Conseil de l'UE.

Sérgio Ferreira Almeida, euronews :

"Avant de parler de la pandémie, évoquons la présidence portugaise qui s'achève par un sommet européen tendu sur certaines questions, notamment la loi hongroise controversée sur l'homosexualité. Comment s'est passée votre confrontation avec Viktor Orbán ? La nécessité de rester neutre en tant que président n'avait-elle plus lieu d'être ?"

António Costa, Premier ministre du Portugal :

"Évidemment, les différentes présidences du Conseil de l'Union, en tant qu'entité qui doit fédérer, doivent essayer d'agir de manière impartiale en ce qui concerne les méthodes de travail et quand elles s'expriment en public. Mais il est évident que lors des réunions, nous devons parler en toute franchise et de manière claire. Ce débat avec Viktor Orbán a été très important car il a été très frontal, très ouvert. Tous les États membres se sont exprimés très clairement pour défendre les valeurs de l'Union en soulignant que celle-ci est avant tout une communauté de valeurs, bien plus qu'une union douanière, qu'un marché intérieur ou qu'une monnaie unique. C'est avant tout une communauté de valeurs et ces valeurs doivent être au centre de notre action."

"Les valeurs de l'Union européenne ne sont pas optionnelles pour ses États membres"

Sérgio Ferreira Almeida :

"Pouvons-nous savoir ce que vous avez dit à Viktor Orbán ?"

António Costa :

"Les réunions du Conseil sont confidentielles. Je ne répéterai pas ce que j'ai dit en leur sein. Je dirai que naturellement, les traités sont très clairs. Seuls ceux qui veulent être dans l'Union européenne sont dans l'Union. Et ses membres en font partie parce qu'ils partagent ces valeurs-là et celles-ci ne sont pas optionnelles, elles doivent être respectées. C'est pour cela que l'article 7 existe, pour assurer le respect des traités. Deux procédures ont été lancées, l'une contre la Pologne et l'autre contre la Hongrie, en vertu de l'article 7. La présidence portugaise les a fait progresser : il y a deux semaines, des auditions ont eu lieu concernant la Pologne et la Hongrie et ces procédures sont toujours en cours. Dans le cas de la Hongrie, la Commission européenne lui a déjà notifié son devoir de fournir des explications et en tenant compte des explications qui seront données, la Commission évaluera s'il faut ou non ouvrir une procédure pour violation de l'article 7 du traité de l'UE."

Sérgio Ferreira Almeida :

"La Hongrie a-t-elle encore une place dans l'Union européenne à l'heure actuelle ?"

António Costa :

"Notre souhait est que tous les peuples des 27 États membres continuent à faire partie de l'Union européenne. Aujourd'hui, chacun est libre de choisir sa propre voie. C'est une chose qu'il ne faut pas ignorer. Heureusement, nous avons maintenant la Conférence sur l'avenir de l'Europe pour que ce débat puisse avoir lieu de manière franche. À l'heure actuelle, les États membres ne partagent pas tous les mêmes valeurs et ils n'ont pas la même vision de l'Union que celle qu'ils avaient quand ils ont approuvé le traité de Lisbonne. Les majorités ont changé, les dynamiques politiques ont changé, donc il y a des États qui ont un positionnement différent. Je pense que la Conférence sur l'avenir de l'Europe est également un bon moment pour faire le point. Le traité de Lisbonne est suffisamment souple pour permettre un peu tout : ceux qui veulent aller plus vite peuvent utiliser les clauses passerelles qui nous permettent de changer de majorité sur certains sujets par exemple. Ceux qui veulent aller plus lentement peuvent créer des coopérations renforcées. Il y a donc suffisamment de souplesse pour que nous ne soyons pas toujours partagés entre le risque de paralysie et le risque de rupture. Si tout le monde est d'accord, c'est merveilleux. Si ce n'est pas possible, nous ne pouvons pas rester au milieu du guet : entre la paralysie et le risque d'effondrement. Ce sont là, les pistes différentes qui peuvent être suivies."

Sérgio Ferreira Almeida :

"Nous avons déjà vu le Royaume-Uni divorcer de l'Union européenne, mais nous n'avons pas encore vu d'expulsion de l'Union."

António Costa :

"Ce n'est pas prévu. Ce qui est prévu avec l'article 7, c'est la sanction maximale qui peut être appliquée à un pays, à savoir la suspension des droits de vote."

"Il faut préparer correctement le nouveau cadre des relations de l'UE avec la Russie"

Sérgio Ferreira Almeida :

"Autre sujet sur lequel il n'y a pas eu de consensus lors de ce sommet européen et il concerne la politique étrangère : la proposition française et allemande d'un sommet avec le président russe Vladimir Poutine. Cette proposition a été rejetée. Ce refus signifie-t-il qu'il n'y a plus de marge de manœuvre pour négocier avec Vladimir Poutine ?"

António Costa :

"Il y a plusieurs raisons qui expliquent cette décision. Concernant la relation avec la Russie, il y a une position qui est commune à tous les États membres et une proposition de cette ampleur qui arrive quelque peu au pied levé, sans la préparation et le cadre adéquats, est très difficile à faire accepter. Je crois que tout le monde est bien conscient que la Russie est notre plus grand voisin. Nous voulons tous avoir une relation étroite, amicale, positive et constructive avec elle. Pour que nous y parvenions, il est essentiel que la Russie respecte les principes fondamentaux du droit international et ceux d'une relation équitable avec l'Union européenne et avec chacun de ses États membres. C'est la vision globale que nous avons. Aujourd'hui, il y a une volonté de mettre en place un nouveau cadre pour les relations avec la Russie. Pour y parvenir, il faut préparer ce cadre correctement. Nous sommes 27, nous n'avons pas tous la même histoire dans nos relations avec la Russie, nous n'avons pas tous la même distance géographique par rapport à Moscou et il faut en tenir compte dans les décisions à prendre à ce sujet."

"Des avancées très importantes sur la migration"

Sérgio Ferreira Almeida :

"Il y a eu une autre question pour laquelle le consensus a été difficile au sein de l'Union européenne : le pacte sur la migration qui a été présenté et proposé l'an dernier, mais qui n'a pas encore été signé à ce jour. C'était l'une des priorités de la présidence portugaise."

António Costa :

"Le pacte se compose de plusieurs instruments. Il y en a deux pour lesquels nous avons eu des avancées importantes. L'une, très importante, concerne la directive "carte bleue" révisée qui crée des canaux absolument fondamentaux d'immigration légale. Autre avancée qui sera conclue cette semaine : la négociation avec le Parlement européen pour la création de l'Agence européenne pour l'asile qui est une partie fondamentale de la révision du système d'asile dans l'Union."

"Aucun pays n'a le droit d'utiliser les réfugiés comme moyen de pression sur les pays voisins"

Sérgio Ferreira Almeida :

"On parle aussi d'une possibilité de donner davantage d'argent à la Turquie - trois milliards d'euros en plus des six milliards qui lui ont déjà été versés ces six dernières années - pour stopper la vague migratoire. Des organisations non gouvernementales comme Amnesty International accusent l'Union européenne d'être l'otage de pays comme la Turquie et le Maroc par exemple, avec les récents événements à Ceuta, en versant de l'argent, mais en ne parvenant pas à stopper la crise migratoire à sa source."

António Costa :

"Ce ne sont pas les mêmes situations. La proposition qui est actuellement discutée au Conseil ne concerne pas la Turquie, mais la solidarité que l'Union européenne devrait avoir avec les pays extérieurs qui supportent actuellement une charge extrêmement lourde dans l'accueil des réfugiés, beaucoup plus lourde que l'Union européenne. C'est le cas de pays comme la Jordanie ou l'Égypte qui peuvent et doivent bénéficier du soutien de l'Union. C'était cela, le débat. Il n'a pas été question de la Turquie dans cette affaire."

Sérgio Ferreira Almeida :

"Mais si on continue à donner de l'argent à la Turquie, n'allons-nous pas devenir otages de la volonté de pays tiers ?"

António Costa :

"Une chose est tout-à fait claire : aucun pays n'a le droit d'utiliser les réfugiés comme moyen de pression sur les pays voisins. L'Europe ne peut pas nier qu'elle est attirante. Les réfugiés ont des origines multiples et pour traiter l'ensemble de la question migratoire, nous devons agir dans les pays d'origine, dans les pays de transit, à nos frontières et sur la capacité d'intégration de ceux qui entrent en Europe. Nous devons également faire la distinction entre les situations d'immigration et celle des réfugiés. Cela implique d'avoir une approche globale de la stratégie migratoire et non pas de prendre une mesure unique qui peut avoir un effet sur une chose en particulier. De plus, nous devons comprendre que les migrations existent depuis que l'humanité existe et qu'elles existeront toujours. C'est un processus naturel de la vie de l'humanité et donc, c'est un phénomène qui doit être régulé comme tous ceux qui concernent les hommes."

"Je ne crois pas que les déplacements au sein de l'UE aient été facteurs de contamination"

Sérgio Ferreira Almeida :

"Venons-en maintenant à la question qui a dominé l'actualité ces 18 derniers mois : vous avez entamé la présidence portugaise à l'heure où la situation était très compliquée au Portugal avec la pandémie. Les choses se sont améliorées, mais aujourd'hui, le pays est de nouveau dans une situation particulièrement délicate. L'absence de règles harmonisées sur la circulation des personnes dans l'Union européenne pourrait-elle compliquer la gestion d'une éventuelle quatrième vague ?"

António Costa :

"Les règles et les critères d'harmonisation sont fixés dans les recommandations : il y a eu une série de règles approuvées en octobre dernier et le 14 juin, une nouvelle recommandation pour l'harmonisation des critères est entrée en vigueur et ces critères permettent une gestion des déplacements. Je ne crois pas que les déplacements au sein de l'UE aient été facteurs de contamination. La contamination peut se faire dès l'instant que deux personnes se rencontrent. Plus il y a de personnes qui se rencontrent, plus le risque de contamination est grand, peu importe que ces personnes soient originaires de l'intérieur ou de l'extérieur de l'Union européenne. Donc les critères d'harmonisation existent. Ce qui est fondamental aujourd'hui, c'est d'accélérer la vaccination. Il a été prouvé que le nouveau variant Delta a une capacité de transmission élevée et il n'a pas été démontré qu'il résiste à l'immunisation offerte par les vaccins. D'autre part, puisqu'une grande partie des catégories de population les plus vulnérables est déjà protégée, l'effet sur la mortalité et la gravité de la maladie est beaucoup moins élevé que ce que nous avons eu lors des précédentes vagues. Cela ne signifie pas que nous devons être dans l'autosatisfaction. Nous devons progresser dans le séquençage de l'identification des variants et nous devons tous continuer à respecter les gestes barrières pour nous protéger mutuellement."

"Nous n'avons pas ouvert grand nos portes aux Britanniques, nous avons suivi les recommandations européennes"

Sérgio Ferreira Almeida :

"Comment avez-vous réagi quand la chancelière allemande Angela Merkel a critiqué le Portugal pour avoir ouvert grand ses portes aux touristes britanniques ?"

António Costa :

"Nous n'avons pas ouvert grand nos portes aux Britanniques, nous avons suivi les recommandations européennes : les Britanniques, pour entrer au Portugal, compte tenu du niveau d'infection dans leur pays, doivent passer un test obligatoire pour accéder à notre territoire et aucun Britannique n'y est entré sans présenter un résultat de test négatif."

Sérgio Ferreira Almeida :

"Ces règles resteront-elles en vigueur maintenant que Madère a rejoint la "liste verte" britannique des destinations sûres ?"

António Costa :

"Nous n'avons pas de règles valables pays par pays. Nous avons des règles avec des seuils qui s'appliquent à tous les pays en fonction de la situation dans laquelle ils se trouvent. Si la Belgique par exemple est au-dessus d'un certain niveau, telles règles s'appliquent. Si elle est en-dessous, d'autres règles s'appliquent. C'est la même chose pour le Royaume-Uni, la France, l'Espagne ou n'importe quel pays."

"Il est peu probable que l'arrivée des touristes cause une augmentation des cas de contamination"

Sérgio Ferreira Almeida :

"Beaucoup font le lien entre l'aggravation de la situation et différents événements comme des rencontres sportives avec la finale de la Ligue des champions."

António Costa :

"Pourtant, il a été démontré que ce n'était pas vrai : la finale de la Ligue des champions a eu lieu à Porto et les deux tiers des nouveaux cas que nous avons actuellement sont concentrés dans la région de Lisbonne. Cela n'a rien à voir avec la Ligue des champions. Et concernant les touristes, il est peu probable que leur arrivée cause une augmentation des cas : les destinations des Britanniques sont principalement l'île de Madère où l'augmentation du nombre de cas est minime, ainsi que la région de l'Algarve. Donc deux tiers de la hausse que nous connaissons concernent la région de Lisbonne, cela n'a certainement rien à voir avec les touristes. Il pourrait y avoir d'autres facteurs. Et la recrudescence de la pandémie n'a rien à voir avec ce qui s'est passé lors des précédentes vagues au niveau sanitaire, du point de vue de la pression sur notre système de santé ou de la mortalité."

"La clé de répartition des fonds de relance entre pays sera révisée en 2022"

Sérgio Ferreira Almeida :

"Parlons maintenant du Plan de relance et de résilience. La présidente de la Commission européenne a fait une tournée européenne pour porter la bonne nouvelle de l'approbation des différents plans. Le Portugal devrait recevoir plus de 16 milliards d'euros, l'Espagne près de 80 milliards, la Grèce 30 milliards. L'Italie détient le record avec 200 milliards d'euros. La fonction de président du Conseil de l'Union européenne vous a-t-elle rendu plus modeste quand vous avez présenté le plan portugais ? Le Portugal a-t-il besoin de moins d'argent que les autres pays ?"

António Costa :

"La clé de répartition des fonds a été fixée sous la présidence allemande, en juillet derniern quand nous avons approuvé cet instrument et elle était liée à l'impact de la pandémie sur les prévisions de croissance des différents pays. À cette époque, nous travaillions avec des prévisions, donc il a été immédiatement prévu qu'en 2022, il y aurait une révision, une réactualisation des critères et de cette clé de répartition. Donc chaque pays s'est vu attribuer un montant en tenant compte de cette clé de répartition, de sa population et de l'impact de la crise. Comme vous le savez, lors de la première vague, l'Italie et l'Espagne ont été les deux pays les plus touchés et ont donc bénéficié d'une compensation plus importante de la part du fonds de relance et de résilience."

Contrôle de l'utilisation des fonds européens : "Il y a cette fois, un mécanisme beaucoup plus exigeant"

Sérgio Ferreira Almeida :

"Cet afflux d'argent dans les États membres est presque aussi important que les fonds européens qui leur ont été versés pour certains, au moment de leur adhésion. Il y a eu des erreurs et des gaspillages qui ont provoqué une grave crise ces dernières années dans de nombreux pays européens. Existe-t-il désormais un mécanisme pour contrôler la manière dont l'argent de ce plan de relance et de résilience sera dépensé pour éviter les erreurs à l'avenir ?"

António Costa :

"Tout d'abord, il faut savoir que le rapport datant de 2019 de la Cour des comptes européenne sur le versement effectif des fonds européens montre que la fraude est résiduelle : elle représente 0,75% de tous les fonds. Donc il n'y a pas de problème avec les fonds, il existe plusieurs mécanismes de contrôle qui ont montré leur efficacité. Cette fois-ci, il y a même un mécanisme de contrôle beaucoup plus exigeant puisque tous les plans sont établis de manière contractuelle avec des objectifs, des étapes et des calendriers. Les fonds sont mis à disposition au fur et à mesure que ces objectifs sont atteints et que le calendrier est respecté. Le contrôle est très strict.

Au cours des six mois de notre présidence, premièrement, tous les États membres ont ratifié la décision qui a permis à la Commission européenne d'émettre de la dette commune. Deuxièmement, la Commission a émis de la dette dans de bien meilleures conditions, avec des coûts financiers moins élevés que si elle avait été émise par plusieurs États. Troisièmement, 24 États membres ont déjà présenté leurs plans de relance et de résilience. Douze d'entre eux ont déjà reçu le feu vert de la Commission européenne. Le 13 juillet, lors du premier Conseil des affaires économiques et financières (ECOFIN) de la présidence slovène, ces douze plans de relance et de résilience devraient être approuvés. Ce sera fondamental pour que cette fois-ci, l'Union européenne soit capable de donner une réponse solide et commune à cette crise économique sans répéter les erreurs commises il y a dix ans : une réponse qui au lieu de suivre la voie de l'austérité, suive celle des réformes et des investissements."

"Un calendrier et des actions concrètes sont prévus pour transposer cette dimension sociale européenne dans la réalité"

Sérgio Ferreira Almeida :

"Quel a été le moment le plus difficile de cette présidence portugaise ces six derniers mois ?"

António Costa :

"Je n'ai pas encore pris suffisamment de recul pour pouvoir vous répondre. Cela a été une période très exigeante concernant la lutte contre la pandémie, en particulier pour la mise en place de tous les plans de relance et de résilience. Nous avons obtenu l'approbation de toute la législation sur les fonds communautaires, du prochain cadre financier pluriannuel - le dernier paquet de mesures a été approuvé cette semaine - et de la réforme de la Politique agricole commune en intégrant pour la première fois, la dimension sociale et en renforçant la dimension verte. Nous avons réussi à faire approuver l'assouplissement des règles budgétaires et de celles sur les aides d'État pour permettre une réponse efficace à cette crise. Mais ce qui est le plus marquant pour l'avenir, c'est que nous avons réussi à passer des principes du socle européen des droits sociaux au plan d'action sur le socle européen des droits sociaux. À présent, un calendrier et des actions concrètes sont prévus pour transposer cette dimension sociale européenne dans la réalité et faire de l'Europe, une véritable Union européenne qui protège, renforce et développe son modèle social. Tout cela est essentiel pour soutenir la double transition climatique et numérique. Une autre étape importante a été l'approbation de la nouvelle loi sur le climat : pour la première fois, nous avons un continent qui prend l'engagement commun d'atteindre la neutralité carbone d'ici à 2050. Je pense donc que cette présidence portugaise s'achève sur une série d'avancées très significatives. Nous pouvons être fiers car nous avons rempli l'objectif que nous nous étions fixé : à savoir d'agir maintenant pour une relance équitable, verte et numérique."

Sérgio Ferreira Almeida :

"La Slovénie prend la présidence du Conseil de l'Union européenne ce 1er juillet. Quels conseils donneriez-vous à son gouvernement pour les six prochains mois ?"

António Costa :

"Je ne donne pas de conseils, je viens d'offrir à mon homologue Janez Janša, une réplique d'un compas utilisé par les navigateurs portugais car un instrument de navigation est toujours utile ! Soit dit en passant, le Premier ministre slovène s'apprête à exercer sa deuxième présidence. La première, c'était en 2008. Donc il a de l'expérience, ce sera sûrement une bonne présidence."

Journaliste • Sergio De Almeida