L'autorité de la concurrence américaine ne réussit pas à casser le monopole de Facebook

L'autorité de la concurrence américaine ne réussit pas à casser le monopole de Facebook
Tous droits réservés AP Photo/Jeff Chiu, Arquivo
Par euronews avec AFP
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Facebook indéboulonnable ? L'autorité de la concurrence américaine n'a pas réussi à casser le monopole du géant du web. Face à la toute puissance des Gafa, les Etats-Unis pourraient s'inspirer des pratiques européennes.

Pas facile de contrôler les géants de la Silicon Valley.

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Facebook vient de remporter une manche contre les autorités américaines. Les plaintes pour pratiques anticoncurrentielles ont été rejetées par un tribunal fédéral. L'autorité américaine de la concurrence entendait casser le monopole de Facebook dans le domaine des réseaux sociaux. 

L'autorité américaine de la concurrence (FTC) et les procureurs représentant 48 Etats et territoires estimaient que Facebook abusait de sa position dominante et de ses coffres bien remplis pour évincer la concurrence, et demandaient notamment à la justice de forcer l'entreprise à se séparer d'Instagram et WhatsApp.

Mais selon le juge James Boasberg, "la FTC n'est pas parvenue à présenter suffisamment de faits pour établir de manière plausible" que le groupe disposait vraiment d'un pouvoir monopolistique sur les réseaux sociaux.

La plainte de l'agence "ne dit presque rien de concret sur la question clé du pouvoir réel de Facebook (...), c'est presque comme si l'agence s'attendait à ce que le tribunal approuve sans broncher l'idée répandue selon laquelle Facebook est un monopole", remarque le magistrat dans son argumentaire.

Concernant les allégations formulées par les procureurs généraux à l'encontre des rachats par Facebook d'Instagram en 2012 et de WhatsApp en 2014, le juge a estimé que, déposées en 2020, elles étaient bien trop tardives.

Il a par ailleurs affirmé que la politique selon laquelle Facebook empêchait le transfert des données vers des applications concurrentes comme Twitter, TikTok ou Snapchat n'était pas contraire aux lois sur la concurrence.

Le réseau social s'est félicité de ces décisions, qui "reconnaissent les défauts des plaintes gouvernementales déposées contre Facebook".

Ce revers pourrait bien pousser l'autorité américaine de la concurrence à s'inspirer des pratiques européennes.

"Dans l'Union Européenne, les régulateurs font pression pour ce qu'on appelle une loi sur les services numériques et une loi sur les marchés numériques qui sont deux propositions historiques pour limiter le pouvoir des grandes technologies, introduire des choses extrêmes, voire les briser . Et certains soutiennent que parce que les juges (aux États-Unis) ont trop de pouvoir, les régulateurs vont faire pression, comme dans l'UE, pour des règles afin que ce ne soit plus jugé au cas par cas" souligne Javier Espinoza, correspondant en Europe du Financial Times.

Prévenir plutôt que guérir, telle est la stratégie de l'Union européenne.

Les amendes record imposées aux GAFA par Bruxelles n'ont rien changé à leurs pratiques en Europe.

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L'idée est de réguler en amont pour renforcer la responsabilité des plates-formes sur les contenus qu'elles supportent et pour s'attaquer aux pratiques anticoncurrentielles.

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