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Canada : une fête nationale endeuillée par les horreurs du passé

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Par Laurence Alexandrowicz
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Découverte de charniers autochtones au Canada
Découverte de charniers autochtones au Canada   -   Tous droits réservés  AFP
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Jamais la fête nationale du Canada, le 1er juillet, n'aura été si polémique. La célébrer ou ne pas la célébrer, les Canadiens étaient partagés, après le scandale des charniers. La couleur orange, c'était en mémoire de ces anonymes autochtones, dont les tombes ont été découvertes près de pensionnats dans divers endroits du pays.

Le 30 juin, 182 nouvelles sépultures ont été mises au jour près d'un ancien pensionnat en Colombie-Britannique. Macabre découverte qui s'ajoute aux 751 tombes anonymes mises au jour à Marieval en Saskatchewan dans l'ouest du pays, la semaine dernière, et aux 215 restes d'écoliers trouvés fin mai près d'un autre de ces établissements à Kamloops, en Colombie-Britannique.

Quelque 150.000 enfants amérindiens, métis et inuits, enrôlés de force jusque dans les années 1990 dans 139 pensionnats à travers le pays, ont été coupés de leurs familles, de leur langue et de leur culture.

Nombre d'entre eux ont été soumis à des mauvais traitements ou à des abus sexuels, et plus de 4.000 y ont trouvé la mort.

Un "génocide culturel", comme l'a qualifié la commission d'enquête, dans un Canada qui fait face à un pan douloureux et sombre de son histoire.