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L'ouest du Canada continue d'étouffer, la canicule se déplace vers l'est du pays

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Par euronews avec AFP
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L'ouest du Canada continue d'étouffer, la canicule se déplace vers l'est du pays
Tous droits réservés  JASON FRANSON/AP
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Des dizaines d'incendies font rage dans l'ouest du Canada et en Californie, conséquence d'une vague de chaleur inédite. Une soixantaine de feux de forêt ont éclaté en Colombie britannique ces dernières 24 heures. La province canadienne a vécu des records de chaleur cette semaine avec pas moins de 49 degrés.

Les experts estiment que cette vague de chaleur, qui a déclenché des alertes à la canicule dans des zones où habitent des millions de personnes et a fait près de 500 morts au Canada et au moins 16 aux Etats-Unis, a été provoquée par le réchauffement climatique.

Cette vague de chaleur continue de se déplacer vers l'est, dans les prairies du centre du Canada. Outre la Colombie-Britannique, des avertissements de canicule ont été lancés pour les provinces de l'Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, ainsi qu'une partie des territoires du Nord-Ouest, et désormais au nord de l'Ontario.

Les Etats américains de Washington et de l'Oregon, de l'autre côté de la frontière, ont également étouffé cette semaine sous des températures record.

Avec le réchauffement climatique, d'autres épisodes caniculaires sont à prévoir souligne cet expert :

"Ça peut arriver partout dans le monde. Nous avons eu en Europe de l'Ouest une très forte canicule, qui a battu des records, et de loin, en 2019. Et ce qui se passe au Canada et aux États-Unis actuellement peut arriver partout. C'est arrivé aussi en Russie, en Sibérie" explique Robert Vautard, directeur de l'Institut Pierre-Simon Laplace.

Moscou a connu la semaine dernière une vague de chaleur avec des températures frisant les 35 degrés, du jamais vu depuis 120 ans. Le record absolu dans la capitale russe, plus de 38°C, remonte au mois de juillet 2010, lorsqu'une large partie occidentale de la Russie était confrontée à une canicule et à des incendies monstres.

Saint-Pétersbourg, la deuxième ville la plus importante, située quelque 600 km plus au nord, fait également face à une canicule ce mois-ci et connaît des températures qui n'avaient pas été ressenties depuis 1998, avec des pics de 34°C.

Selon de nombreux scientifiques, la Russie, en particulier la Sibérie et l'Arctique, figure parmi les zones les plus exposées du monde au changement climatique.

Elle a enregistré ces dernières années des records de chaleur, mais aussi de gigantesques et inhabituels incendies.

En juin 2020, la Russie a relevé au-delà du cercle arctique, à Verkhoïansk, une température de 38 degrés, le niveau le plus élevé enregistré depuis le début des mesures à la fin du XIXe siècle.