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Scandale de l'Ibizagate en Autriche : l'ex vice-chancelier d'extrême-droite devant la justice

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Par Julien Pavy
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Scandale de l'Ibizagate en Autriche : l'ex vice-chancelier d'extrême-droite devant la justice
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Le procès pour corruption de l'ex vice-chancelier d'extrême-droite Heinz-Christian Strache a débuté ce mardi à Vienne en Autriche.

Plusieurs affaires compromettantes

Heinz Christian-Strache, l'ex-vice chancelier autrichien et leader du FPÖ, le parti d'extrême-droite, est jugé pour corruption suite au scandale de l'Ibizagate.

Il est en réalité mis en cause dans plusieurs affaires, car l'examen de ses téléphones portables ont permis de découvrir des messages compromettants, comme cette faveur qu'il aurait faite à un donateur du parti, directeur d'une clinique privée d'esthétique, qui demandait le rattachement de son établissement à la Sécurité sociale. Par la suite, la loi fut amendée par un ministre...issu de l'extrême droite.

En 2019, la chute du gouvernement de coalition

L'affaire de l'Ibizagate alla jusqu'à faire tomber en 2019 le gouvernement de coalition, formé par l'extrême-droite et les conservateurs du chancelier Sebastian Kurz. Ce dernier, depuis revenu au pouvoir, est également dans le collimateur de la justice.

Les magistrats cherchent à savoir si le dirigeant de 34 ans a sciemment menti en 2020 devant une commission parlementaire, en niant toute intervention dans la nomination d'un proche à la tête d'une holding publique.

A l'origine, une caméra cachée

A l'origine du scandale de l'Ibizagate, une caméra cachée datant de 2017 filmée...à Ibiza. On y voit Heinz-Christian Strache discuter avec une femme qui se fait passer pour la riche nièce d'un oligarque russe.

Le leader de l'extrême-droite lui propose de financer sa campagne électorale en échange de l'attribution de marchés publics et lui demande aussi d'entrer au capital d'un tabloïd autrichien à grand tirage pour modifier à son avantage la ligne éditoriale.

Henz-Christian Strache , qui ignore alors être filmé, a ensuite mis ces déclarations sur le compte de l'alcool et dit être victime d'une campagne de diffamation.

De 6 mois à 5 ans de prison

L'ex-dirigeant du FPÖ, qui est également accusé d'avoir détourné de l'argent du parti pour plus d'un demi-million d'euros, encourt de six mois à cinq ans de prison.

Sur le plan politique, ce scandale a miné le parti d'extrême-droite délaissé par une partie de son électorat.