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Le journaliste Omar Radi condamné à 6 ans de prison, sur fond d'affaire Pegasus

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Par Euronews avec AFP
Manifestation en soutien au journaliste Omar Radi, à Casablanca le 22 septembre 2020
Manifestation en soutien au journaliste Omar Radi, à Casablanca le 22 septembre 2020   -   Tous droits réservés  FADEL SENNA/AFP or licensors
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Un tribunal de Casablanca a condamné lundi le journaliste et défenseur des droits humains Omar Radi à six ans de prison dans une double affaire d'"espionnage" et de "viol" à l'issue de son procès en première instance.

Le nom d'Omar Radi, en détention provisoire depuis juillet 2020, figure sur une liste de journalistes et personnalités potentiellement ciblées par le logiciel Pegasus de la firme israélienne NSO, selon une enquête publiée dimanche par un consortium de médias internationaux.

Le gouvernement a néanmoins démenti catégoriquement le recours par ses services de sécurité au logiciel Pegasus pour espionner journalistes ou personnalités nationales ou étrangères.

Agé de 35 ans, le journaliste affirme être poursuivi en raison de ses opinions critiques du pouvoir. Il a toujours nié les accusations d'"atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat" et d'avoir reçu des "financements étrangers" en lien avec "des services de renseignement" mais aussi de "viol".

A l'annonce du verdict dans une salle d'audience bondée, les protestations ont explosé et des soutiens du journaliste ont improvisé un sit-in contestant le jugement au coeur du tribunal.

"Le parquet est motivé par la vengeance et non par la quête de la vérité", a clamé Omar Radi sur un ton confiant à l’audience publique du procès devant le tribunal de Casablanca.

Dans la même affaire de "viol", un autre journaliste Imad Stitou, 32 ans, a été condamné à un an de prison, dont six mois ferme pour "non-assistance à personne en danger".

Souleiman Stitou avait d'abord été présenté comme l'unique témoin à décharge dans l'affaire de viol avant d'être poursuivi en état de liberté au cours de l'instruction. Il demeure libre.

Le cas de M. Radi mobilise au Maroc comme à l'étranger, des défenseurs des droits humains, des intellectuels et des responsables politiques réclamant sa libération.