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Des femmes s'émancipent grâce à la boxe dans les quartiers pauvres de Nairobi au Kenya

Par Margaux Racaniere
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Plusieurs femmes s’entraînent à la boxe dans le centre "Boxgirl Kenya", du quartier de Kariobangi, au nord de Nairobi
Plusieurs femmes s’entraînent à la boxe dans le centre "Boxgirl Kenya", du quartier de Kariobangi, au nord de Nairobi   -   Tous droits réservés  Photo : Simon Maina | AFP
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Les yeux dans les yeux et la force dans les poings. Dans la banlieue de Nairobi, un club de boxe entraîne exclusivement des femmes à se défendre.

En 14 ans, le centre a vu passer près de 3 000 Kényanes, certaines sont même devenues boxeuses professionnelles. Une ancienne membre de Boxgirl Kenya, Christine Ongare, va même participer aux Jeux Olympiques de Tokyo cette année.

La chaîne des jeux Olympiques rend hommage à la boxeuse kényane Christine Ongare, qui a grandi dans les quartiers pauvres de Nairobi, est tombé enceinte à 12 ans, mais espère devenir aujourd'hui la première championne africaine de boxe aux Jeux Olympiques.
Certaines personnes ont des a priori négatifs, ils perçoivent les filles comme un objet de désir sexuel. Dès qu'ils les voient ils ne pensent qu'à leur faire du mal. Donc je pense que c'est bien d'apprendre aux femmes à se défendre. Ça leur fait se sentir en sécurité.
Emily Juma
Membre de Boxgirl Kenya

Pour ces filles et ces femmes, apprendre à se battre est parfois une nécessité. Dans ces quartiers de Nairobi, les femmes rencontrent de nombreuses difficultés : pauvreté, grossesse et mariage précoce, et même des agressions en pleine rue.

Prendre confiance en soi grâce à la boxe

Pour le coach Alfred Analo, le simple fait de s'entraîner repousse de nombreux potentiels agresseurs, qui ne prendront pas le risque d'embêter une personne capable de se défendre.

La plupart [des femmes qui s’entraînent ici] ont des histoires similaires. Elles ont été agressées par des hommes et elle veulent venir s’entraîner. Mais je leur dit que s’entraîner avec pour seule motivation la revanche, n'est pas une bonne idée. Il faut s'entraîner avec un but.
Alfred Analo, dit "Priest"
Coach de boxe et fondateur de Boxgirl Kenya

Au-delà de la capacité de se défendre, la boxe permet à ces femmes de reprendre confiance en elles et en leurs aptitudes.

Sources additionnelles • AFP